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        <title>Les Missives de Kevin</title>
        <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog</link>
        <description>Missives d’un introverti perdu dans ses pensées. J’écris pour les démêler, les comprendre et documenter ce que je construis, en cherchant ma place dans un monde qui change.</description>
        <lastBuildDate>Tue, 28 Jul 2026 01:18:44 GMT</lastBuildDate>
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        <copyright>All rights reserved 2026, Les Missives de Kevin</copyright>
        <item>
            <title><![CDATA[Quand mon PKM se met à me juger (journal d'un INFJ-T perfectionniste)]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/quand-mon-pkm-se-met-a-me-juger-journal-d-un-infj-t-perfectionniste</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/quand-mon-pkm-se-met-a-me-juger-journal-d-un-infj-t-perfectionniste</guid>
            <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[J’ai construit mon PKM pour retrouver mes idées. Il a fini par me renvoyer mes retards, mes doutes et mon perfectionnisme.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/when-my-pkm-starts-judging-me">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>J’ai construit une maison mentale dans <a href="https://obsidian.md/">Obsidian</a>. Six pièces: Projets, Atelier, Almanach, Bibliothèques, Constellations, Assets. Chacune a son rôle et sa logique. Sur le papier, l’ensemble tient debout. Il a même quelque chose de rassurant.</p>
<p>Mais quand je l’utilise vraiment, je ne ressens pas toujours ça.</p>
<p>Au début d’un nouveau coffre ou d’un reboot, il y a souvent une excitation. Une impression de nouveau départ, avec cette idée de faire les choses correctement cette fois. Je structure, j’installe, j’ouvre les premières notes avec une certaine satisfaction.</p>
<p>Puis, peu à peu, le geste se refroidit. Je commence à reporter. Je remplis mes notes avec du retard, ou pas du tout. Et sans vraiment m’en apercevoir, je rejoue la même histoire : enthousiasme, structure, silence, abandon, culpabilité.</p>
<p>En m’interrogeant honnêtement sur ce que je vis avec mon PKM, une phrase a fini par résumer l’essentiel : aujourd’hui, mon système ressemble davantage à quelque chose qui me mesure qu’à quelque chose qui me sert.</p>
<p>Je ne vois plus d’abord ce qu’il m’aide à faire. Je vois surtout ce que je n’ai pas tenu, pas rangé, pas complété.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1783609661508-v1xxc37.webp" alt="DeZero - C’est reparti pour un tour." /></p>
<h2>Quand un système de connaissance devient un instrument de mesure</h2>
<p>Ce mécanisme, je l’ai déjà rencontré ailleurs. Dans un fichier Numbers trop structuré qui finissait par me rappeler chaque case non cochée, j’en parle dans <a href="https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/je-me-suis-perdu-dans-mes-propres-systemes">je me suis perdu dans mes propres systèmes</a>. Je l’ai aussi retrouvé dans des outils poussés jusqu’à devenir des architectures complètes, bien au-delà de ce qu’ils étaient censés soutenir.</p>
<p>Mon perfectionnisme a une manière assez subtile de se déplacer. Quand j’ai peur de ne pas être à la hauteur d’une situation, je transfère cette peur vers la structure. Je peaufine, j’ajuste, j’ajoute des champs, des modèles, des catégories supplémentaires. Sur le moment, ça me rassure. Mais au quotidien, ça rend le système plus lourd à utiliser.</p>
<p>C’est ce qui a fini par arriver avec mon PKM. Il ne contenait plus seulement mes notes. Il contenait aussi mes retards, mes hésitations, mes catégories incomplètes, mes anciens essais abandonnés. Le basculement s’est sans doute fait là: ce qui devait rester un espace de soutien devenait peu à peu une preuve de ma difficulté à tenir ce que j’avais imaginé.</p>
<h2>INFJ-T, perfectionnisme et PKM: pourquoi c’est logique que ça coince</h2>
<p>Mon profil INFJ-T ne m’a pas vraiment surpris. J’y retrouve des standards internes très élevés, une forte sensibilité au stress, une critique intérieure assez présente, et cette difficulté à lâcher l’idéal que je me suis fixé.</p>
<p>Avec ce fonctionnement, chaque note peut prendre trop de place. Chaque champ d’un modèle peut devenir plus important qu’il ne devrait. Une simple hésitation sur le dossier où ranger quelque chose se transforme vite en preuve que « je ne sais pas faire ». Cette sensation est fatigante, parce qu’elle ne vient pas de l’extérieur. Elle vient de moi, contre moi.</p>
<p>Le cycle « nouveau carnet / nouveau coffre » s’inscrit bien dans cette dynamique. Le système neuf représente une version idéale de moi-même: organisé, constant, à jour partout, capable de suivre une méthode sans trop de friction. Une version qui doute moins, qui se disperse moins, qui ne manque jamais d’énergie. Sauf que cette version n’existe pas, et je le sais depuis un moment.</p>
<p>Dès que la réalité revient, avec mon énergie réelle, mes émotions du jour et mes doutes, le système commence à garder la trace du décalage entre ce que j’avais prévu et ce que j’ai vraiment fait. Il ne m’aide plus seulement à retrouver mes idées. Il me rappelle aussi tout ce que je n’ai pas réussi à tenir.</p>
<p>Je commence à comprendre que le problème n’est pas la structure en elle-même. Ma maison mentale est cohérente. Elle correspond à quelque chose que je cherche: un espace où les idées se déposent, se relient, se retrouvent. C’est ce que j’appelle une bibliothèque vivante dans <a href="https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/reprendre-soin-savoir-ere-ia">reprendre soin de son propre savoir</a>.</p>
<p>Ce qui coince, c’est la manière dont je me compare à cette structure. La manière dont j’en fais un examen continu, comme si elle devait me dire si je suis enfin « comme il faut ».</p>
<h2>Ce que j’ai découvert en m’auto-interrogeant sur mon PKM</h2>
<p>Quand j’ai pris le temps de répondre honnêtement à quelques questions simples, le tableau est devenu très concret.</p>
<p>Quand j’ouvre Obsidian, je ne ressens plus grand-chose. Au début d’un nouveau coffre, il y a une légère excitation. Ensuite, le geste devient mécanique. Puis il disparaît. Sur une échelle de 1 à 10, je me sens à 3 en sécurité dans mon système. On est loin du cocon que je voulais construire.</p>
<p>Les pensées automatiques reviennent vite: « je ne sais pas faire », « tout ce que je fais ne sert à rien », « j’ai trop de notes éparpillées dans trop d’outils différents ». Ce dernier point mérite d’être nommé: chaque reboot ne repart pas d’une page blanche. Il repart avec, en arrière-plan, toutes les notes des systèmes précédents. Une dette invisible, qui grossit à chaque tentative.</p>
<p>Ce que je crains le plus quand j’utilise mon PKM, c’est la non-cohérence. L’idée de prendre une note qui ne rentre pas dans mes modèles, de mal utiliser une pièce, de ne pas être à jour partout. Les dossiers me mettent autant la pression les uns que les autres. Les modèles, eux, me servent vraiment, parce qu’ils donnent un cadre et réduisent parfois le coût d’entrée d’une note. Mais chaque champ à remplir peut aussi devenir une petite facture mentale à payer avant même d’avoir déposé une idée.</p>
<p>Le plus étrange, c’est que je n’ai presque pas de souvenirs de petites victoires liées au système. Je n’ai pas en mémoire des notes qui m’auraient vraiment soulagé, des projets clarifiés grâce au PKM, des émotions déposées qui auraient changé quelque chose. Je me souviens surtout de la charge que chaque nouveau départ rajoute.</p>
<h2>Transformer le PKM de système de mesure en espace de soutien</h2>
<p>À ce stade, la question devient plus simple: à quoi mon PKM doit-il me servir, pour moi, là, maintenant?</p>
<p>La première décision a été de mettre certaines pièces en option. Je continue d’écrire dans mon journal, parce que ça me fait du bien et que c’est ce qui m’a permis d’arriver à cette conclusion pour le PKM. En revanche, Almanach et Constellations passent en pause pour le moment. Je ne suis pas obligé de tout utiliser en même temps pour que le système fonctionne.</p>
<p>Ensuite, il a fallu toucher à quelque chose qui m’est précieux: mes modèles. J’en ai besoin. Ils clarifient beaucoup de choses, donnent un cadre, réduisent le coût de certaines notes. Mais leur remplissage me coûte mentalement. Je teste donc une règle simple: deux à trois champs essentiels par type de note, le reste en option. Si je n’ai pas l’énergie, je laisse vide. Une note incomplète vaut mieux qu’une note non écrite.</p>
<p>J’ai aussi décidé de renoncer clairement à l’idée de tout ranger. Ce qui est ancien, dispersé dans d’autres outils, passe en archive froide. Je ne le traite que si un besoin concret se présente. Mon PKM redevient un compagnon du quotidien, pas un chantier permanent de consolidation.</p>
<p>Pour ancrer ce changement, j’ai posé une phrase dans ma structure. Une phrase à afficher quelque part dans la maison mentale, à relire quand le système recommence à ressembler à un tribunal:</p>
<blockquote>
<p>Mon PKM est un atelier, pas un examen. Il peut être en bazar, et moi aussi.</p>
</blockquote>
<p>Cette phrase me rappelle quelque chose que j’écris souvent: je ne veux pas d’un second cerveau de remplacement. Je veux un atelier. Un espace où mes idées peuvent mûrir sans devoir être immédiatement parfaites, cohérentes, définitives.</p>
<h2>Le début de l’aventure du PKM</h2>
<p>Cet article est le premier épisode d’une série: <strong>L’aventure du PKM</strong>. Un journal de reconstruction d’une maison mentale qui a failli se transformer en tribunal. J’y documenterai ce qui se passe quand on essaie de reprendre soin de son propre savoir sans se perdre dans des systèmes trop lourds, quand on arrête de courir après des outils parfaits, quand on reprend la main sur ce qui entre dans son attention.</p>
<p>Si tu te reconnais dans ce mélange de trop d’envies, de perfectionnisme et de systèmes qui finissent par peser plus qu’ils n’aident, l’enjeu n’est peut-être pas de reconstruire une méthode complète. Il s’agit plutôt de regarder ce que ton système te fait vraiment vivre au quotidien. Est-ce qu’il t’aide à retrouver tes idées, à avancer, à respirer un peu mieux? Ou est-ce qu’il te rappelle surtout tout ce que tu n’as pas encore fait?</p>
<p>Pour moi, la reconstruction commence là: dans cette différence entre un espace qui soutient et un tableau de bord qui juge.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1783609996348-mg3giii.webp" alt="" /></p>
]]></content:encoded>
            <category>pkm</category>
            <category>obsidian</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[La valeur de ce qui prend du temps]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/la-valeur-de-ce-qui-prend-du-temps</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/la-valeur-de-ce-qui-prend-du-temps</guid>
            <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Et si, dans un monde où tout peut être généré, ce qui prend du temps retrouvait une valeur particulière ?]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/the-value-of-what-takes-time">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Je ne sais plus exactement à quel moment cette pensée m’est venue. Probablement en dessinant dans mon carnet, un peu sans objectif précis. Juste quelques traits, des formes, des essais maladroits. Rien de très spectaculaire. Rien qui mériterait forcément d’être montré.</p>
<p>Je me suis dit qu’aujourd’hui, si je voulais une belle image, je pourrais assurément la générer en quelques secondes. Je pourrais décrire une ambiance, un style, une lumière, une composition, et obtenir quelque chose de propre. Peut-être même quelque chose de plus réussi que ce que je pourrais dessiner moi-même après des heures d’essais. Non, sûrement même de meilleure qualité.</p>
<p>Sur le papier, c’est fascinant. Et je ne vais pas faire semblant de regarder l’IA comme un danger extérieur à ma vie. Je l’utilise. Je la trouve puissante. Elle m’aide à penser, à structurer, à clarifier, parfois à débloquer des choses que je n’aurais pas réussi à formuler seul aussi vite.</p>
<p>Mais justement, c’est précisément parce qu’elle devient aussi puissante qu’une question commence à prendre de la place : si tout peut être généré, qu’est-ce qui garde de la valeur ?</p>
<h2>Quand tout peut être généré</h2>
<p>Ce n’est pas une question simple. Et je ne crois pas qu’il faille y répondre avec une opposition facile entre l’humain d’un côté et la machine de l’autre. Ce serait trop confortable. L’histoire des outils n’a jamais été aussi simple. Chaque technologie transforme nos gestes, nos métiers, nos habitudes, notre manière de voir le monde. Internet, le smartphone et les réseaux sociaux l’ont fait. L’IA est probablement en train de le faire à son tour.</p>
<p>Peut-être qu’un jour, son usage sera aussi banal qu’une recherche sur internet aujourd’hui. On ne dira plus vraiment “j’ai utilisé l’IA”, comme on ne précise plus forcément “j’ai utilisé Google”. Elle sera là, intégrée, presque invisible. Dans nos outils, nos images, nos textes, nos recherches, nos interfaces, nos manières d’apprendre et de produire.</p>
<p>Et c’est précisément dans ce monde-là que le fait main pourrait redevenir étrange. Donc précieux.</p>
<h2>Ce qui porte une trace</h2>
<p>Pas forcément le fait main au sens strict. Pas seulement l’artisanat avec du bois, de la terre, du tissu ou du métal. Même si cela en fait partie. Je pense aussi au dessin, à l’écriture, à la musique, aux carnets, aux blogs personnels, à la cuisine, aux objets réparés, aux notes prises lentement, aux savoir-faire appris sans raccourci. À tout ce qui porte une trace. Une intention. Une imperfection. Un peu de temps humain déposé quelque part.</p>
<p>Une image générée par IA peut être belle. Très belle, même. Elle peut impressionner, émouvoir parfois, ouvrir des idées. Mais elle n’a pas exactement le même poids qu’un dessin fait par quelqu’un qui a passé des heures à apprendre un geste. Même si le dessin est moins parfait. Même si les proportions ne sont pas justes.</p>
<p>Parce qu’il y a quelque chose dans une imperfection qui attire.</p>
<p>Je ne suis pas certain que la valeur d’une création vienne seulement du temps passé. On peut passer beaucoup de temps sur quelque chose de vide. Et l’on peut occasionnellement créer très vite quelque chose de juste. Mais il y a malgré tout une valeur dans l’attention. Dans l’intention. Dans le vécu qui traverse une création.</p>
<p>Dans le fait qu’elle ne soit pas seulement le résultat d’une demande bien formulée, mais aussi d’un apprentissage, d’une patience, d’un rapport personnel au monde.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1778599543156-aqxdyvv.webp" alt="" /></p>
<h2>Ralentir quand tout accélère</h2>
<p>C’est là que l’IA trouble quelque chose.</p>
<p>Elle ne se contente pas de nous faire gagner du temps. Elle nous donne aussi l’impression que le temps devient presque une erreur. Pourquoi apprendre à dessiner, si une image peut être générée ? Pourquoi écrire lentement, si un texte peut sortir en quelques secondes ? Pourquoi construire une pensée, si une synthèse peut nous être proposée immédiatement ? Pourquoi chercher, relier, mémoriser, si un outil peut répondre avant même que la question soit complètement mûre ?</p>
<p>Je caricature un peu, évidemment., mais cette petite voix existe.</p>
<p>Et je me demande si, à force de vouloir aller vite, plus vite que le voisin, on n’a pas déjà perdu d’avance. Parce que si tout le monde peut accélérer avec les mêmes outils, la vitesse ne distingue plus grand-chose. Elle devient le nouveau bruit de fond. Tout le monde produit davantage, publie plus souvent. Tout le monde peut générer une image, un résumé, une idée, un concept. </p>
<p>Alors peut-être que la différence ne se fera plus seulement dans la capacité à produire vite. Probablement qu’elle se fera dans l’habileté à ralentir. À choisir. À ne pas tout transformer en contenu. À apprendre quelque chose pour soi, même si ce n’est pas rentable immédiatement. À construire une compétence, même si elle n’est pas optimisée. À faire avec ses mains, même quand une machine pourrait faire plus propre.</p>
<h2>Construire son propre savoir</h2>
<p>Je repense fréquemment à cette idée de créer sa propre encyclopédie personnelle. Pas pour tout archiver, ni pour construire un système parfait. Plutôt pour garder un endroit où les choses importantes peuvent se déposer, se relier, mûrir un peu.</p>
<p>J’en avais parlé dans cet article : <a href="https://kevinbarbier.writizzy.com/p/reprendre-soin-savoir-ere-ia">Reprendre soin de son propre savoir</a></p>
<p>Et je crois que le lien avec le fait main est plus fort qu’il n’y paraît.</p>
<p>Dans les deux cas, il s’agit de reprendre contact avec ce que l’on construit soi-même. Comprendre au lieu de seulement accéder. Apprendre au lieu d&#39;uniquement demander. Relier au lieu de seulement consommer. Créer au lieu de générer.</p>
<p>Ce ne sont pas des oppositions absolues, bien sûr. On peut utiliser l’IA pour apprendre, clarifier ou créer. Mais il y a une différence entre s’appuyer sur un outil et lui confier entièrement le geste. Cette différence est subtile, mais elle compte.</p>
<h2>Garder le geste</h2>
<p>Quand je dessine dans mon carnet, le résultat n’est peut-être pas très impressionnant. Mais le geste me transforme un peu. Il m’oblige à regarder autrement. À accepter de ne pas être bon tout de suite. À recommencer. Et surtout, il me rappelle que la satisfaction ne vient pas seulement du résultat final, mais du fait d’avoir traversé quelque chose moi-même. Notamment quand, comme moi, on manque de confiance en soi et qu’on a du mal à croire qu’on peut vraiment y arriver.</p>
<p>C’est certainement cela qui me touche le plus.</p>
<p>Faire soi-même construit une confiance particulière. Une confiance qui ne vient pas de la performance, ni de la comparaison, ni même de la réussite immédiate. Une confiance plus discrète. Celle qui naît quand on se rend compte que l’on peut apprendre, que l’on peut progresser, et que l’on peut rester avec une difficulté sans chercher à l’effacer tout de suite.</p>
<p>Ce n’est pas très spectaculaire. Ce n’est pas très compatible avec l’idée d’un monde avec lequel tout doit être rapide, fluide, partageable, monétisable. Mais c’est peut-être justement pour cela que ça compte.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1778599558091-aqx17t2.webp" alt="" /></p>
<h2>Des espaces lents</h2>
<p>Je ne crois pas que nous allons tous revenir à l’artisanat comme si la technologie n’existait plus. Ce serait naïf. L’IA ne va pas disparaître. Elle va probablement s’installer partout, dans des endroits visibles et invisibles. Elle va devenir une couche normale de nos vies numériques.</p>
<p>Mais plus elle sera présente, plus nous aurons sûrement besoin d’espaces qui ne lui appartiennent pas entièrement.</p>
<p>Des espaces où l’on fabrique lentement. Où l’on apprend sans raccourci. Où l’on écrit sans chercher seulement à publier. Où l’on dessine sans vouloir produire une image parfaite. Où l’on garde des notes pour comprendre, pas pour accumuler. Où l’on cuisine, répare, jardine, photographie, bricole, lit, relie, recommence.</p>
<p>Des espaces où l’on accepte que tout ne soit pas immédiatement efficace.</p>
<p>Ce retour au fait main ne sera peut-être pas un rejet de la modernité. Peut-être que ce sera une manière de rester humain à l’intérieur d’un monde très outillé. Et cela peut aussi devenir une occasion de redonner de la place à des savoir-faire presque oubliés, pour les entretenir et les transmettre. </p>
<p>Parce qu’il y a des choses que l’on ne comprend vraiment qu’en les faisant. Des choses qui ne se transmettent pas seulement dans le résultat, mais dans le chemin. Des choses qui ont besoin de temps pour prendre forme, comme une pensée, une compétence, une bibliothèque personnelle, un trait plus sûr dans un carnet.</p>
<p>Alors certainement que la valeur de demain ne sera pas uniquement dans ce qui impressionne. Ni dans ce qui arrive le plus vite. Ni dans ce qui semble le plus parfait. Probablement qu’elle sera aussi dans ce qui porte la trace d’un effort ainsi que d’une présence. D’une lenteur choisie.</p>
<p>Dans un monde dans lequel tout peut être produit, ce qui prend du temps redeviendra peut-être une manière de se détacher du reste. Pas pour prouver quelque chose. Pas pour jouer à celui qui serait plus authentique que les autres. Mais pour retrouver un rapport plus direct à ce que l’on fait, à ce que l’on sait, à ce que l’on devient.</p>
<p>Et au fond, c’est sûrement ça que je cherchais en dessinant dans mon carnet. Pas une belle image, mais la sensation d’avoir fait quelque chose, même simple, moi-même.</p>
]]></content:encoded>
            <category>creativite</category>
            <category>savoir-faire</category>
            <category>ia</category>
            <category>apprentissage</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Le petit carnet qui m’a aidé à trouver une idée]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/le-petit-carnet-qui-aide-a-creer-autrement</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/le-petit-carnet-qui-aide-a-creer-autrement</guid>
            <pubDate>Mon, 08 Jun 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Un petit carnet A6 peut parfois enlever assez de pression pour laisser les idées venir, gribouiller librement et retrouver le plaisir de créer.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/the-small-notebook-that-helped-me-create">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Je ne pensais pas écrire un article sur un petit carnet.</p>
<p>Encore moins sur un bloc de bureau A6 retrouvé en rangeant quelques affaires. Un de ces carnets simples, presque quelconques, qu’on garde quelque part en se disant qu’il servira peut-être un jour. Pour noter une idée rapide. Faire une liste. Poser deux ou trois mots entre deux tâches. Rien de très précieux, rien de très spectaculaire et pourtant, c’est certainement pour ça qu’il m’a aidé.</p>
<h2>Un petit format, presque par hasard</h2>
<p>Je travaillais sur un projet de logo pour une cliente. Un vrai projet, avec ses contraintes, ses intentions, ses directions possibles. Dans ce genre de moment, j’ai souvent tendance à partir vers mes outils habituels : Procreate sur iPad, une feuille A4, parfois directement l’ordinateur quand l’idée commence à se préciser.</p>
<p>Mais cette fois, en tombant sur plusieurs petits carnets pendant un rangement, j’ai eu envie d’en prendre un volontairement. Pas parce que je n’avais rien d’autre sous la main, mais parce que le format m’intriguait. Ou peut-être parce qu’il me semblait suffisamment modeste pour ne pas me demander grand-chose.</p>
<p>J’ai pris un stylo, j’ai lancé de la musique, et j’ai commencé à croquer.</p>
<p>Sans grande ambition au départ. Quelques traits, des formes. Cela a donné des essais un peu maladroits et quelques pistes qui ne mèneraient sûrement nulle part.</p>
<p>Et assez vite, j’ai senti que quelque chose changeait.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1778769538039-q6mlogq.webp" alt="" /></p>
<h2>Quand la petite page enlève la pression</h2>
<p>Le petit format enlevait une forme de pression. Sur une feuille A4, il y a beaucoup de place. Et parfois, trop de place donne envie de tout remplir. On se demande par où commencer. On veut structurer, composer et utiliser l’espace correctement. Même pour des croquis, il y a cette petite tension de devoir produire quelque chose qui ressemble déjà à une direction.</p>
<p>Avec un carnet A6, cette tension disparaît presque.</p>
<p>La page est petite. Elle ne demande pas d’être impressionnante et accepte les gribouillis. Elle invite à commencer quelque part, même mal. Et si ce n’est pas bon, ce n’est pas grave. C’est un bloc de bureau. Une page peut se jeter. Une autre peut se tourner.</p>
<p>Il y a quelque chose de très libérateur là-dedans.</p>
<p>C’est peut-être ridicule, mais j’ai aussi ressenti une forme de satisfaction à remplir une petite page, puis à passer à la suivante. Au fond, il n’y avait certainement pas plus de dessin que sur une grande feuille. Mais le sentiment était différent. Chaque page donnait une petite impression de complétion. Comme si chaque tentative avait son propre espace. Son début. Sa fin. Son droit d’exister, puis de laisser la place.</p>
<h2>Retrouver le plaisir de gribouiller</h2>
<p>Je crois que ce format m’a autorisé à penser plus spontanément.</p>
<p>Les idées pouvaient arriver de manière imparfaite. Elles n’avaient pas besoin d’être propres tout de suite. Je pouvais laisser une forme apparaître, la rater, recommencer, faire un détour, griffonner à côté. Exactement comme dans les carnets d’école, quand on dessinait dans les marges sans se demander si ça allait servir à quelque chose.</p>
<p>Et c’est peut-être là que j’ai retrouvé quelque chose.</p>
<p>Une forme de plaisir très simple. Presque naïf. Le plaisir de laisser la main chercher avant que la tête ne juge. Le plaisir de ne pas transformer chaque geste en décision sérieuse. Le plaisir de ne pas demander immédiatement à une idée d’être utile, belle, professionnelle ou définitive.</p>
<p>Juste la laisser venir.</p>
<h2>Quand l’idée finit par apparaître</h2>
<p>La musique a probablement joué aussi. Elle m’a aidé à entrer dans cette petite bulle, à me couper du reste, à rester avec le geste. Et à force de tourner les pages, de tester, de raturer, de recommencer, l’idée du logo est arrivée.</p>
<p>Pas comme une révélation spectaculaire. Plutôt comme quelque chose qui se dégage peu à peu du bruit. Une forme qui finit par tenir. Une direction qui semble juste. Un moment où l’on se dit : oui, c’est peut-être ça.</p>
<p>C’est à la fin de cette session que je me suis dit que j’aimais vraiment travailler comme ça.</p>
<p>Pas forcément tout le temps. Mais pour cette étape-là, celle où l’idée est encore fragile, encore floue, encore ouverte, ce petit carnet avait quelque chose de juste.</p>
<h2>Changer d’outil, changer de posture</h2>
<p>Je pensais que ce genre de format ne me servirait jamais réellement. À part pour prendre des notes rapides, ou probablement pour mon journal interstitiel. Je ne l’imaginais pas comme un outil de création. Encore moins comme un objet capable de m’aider dans un vrai projet client.</p>
<p>Mais parfois, un outil que l’on pensait secondaire devient exactement ce dont on avait besoin.</p>
<p>Pas parce qu’il est meilleur en soi. Pas parce qu’il faudrait maintenant remplacer l’iPad, Procreate ou les feuilles A4 par des petits carnets. Ce serait encore une manière de transformer une expérience simple en méthode rigide.</p>
<p>Mais parce qu’il déplace légèrement le cadre et parfois, c’est ce léger déplacement qui suffit.</p>
<p>Changer d’outil, c’est aussi changer de posture. Une grande feuille peut appeler une grande idée. Un logiciel peut appeler une forme plus propre, plus maîtrisée. Une tablette peut donner envie d’aller trop vite vers quelque chose de présentable. Un petit carnet, lui, peut simplement dire : commence ici. Fais un trait. Ce n’est pas grave. Tourne la page si besoin.</p>
<p>Il ne promet rien. Et c’est peut-être pour ça qu’il aide.</p>
<h2>Garder un outil simple à portée de main</h2>
<p>Depuis, je me dis que je vais probablement garder ce format plus souvent avec moi. Un petit bloc A6, un stylo plume, mon stylo trois couleurs, un critérium. Rien de très compliqué. Juste de quoi attraper une idée avant qu’elle ne devienne trop sérieuse. De quoi penser avec la main, sans ouvrir une application, sans préparer un document, sans créer un espace parfait pour commencer.</p>
<p>Parce que parfois, le bon outil n’est pas celui qui offre le plus de possibilités, mais c’est celui qui enlève juste assez de pression pour que l’on ose commencer.</p>
<p>Et je crois que c’est ce que ce petit carnet m’a rappelé. Il faut occasionnellement sortir de ses habitudes, même légèrement. Prendre un objet que l’on pensait banal. Un format que l’on croyait inutile. Un outil que l’on avait rangé dans une catégorie trop étroite puis essayer simplement, juste pour voir.</p>
<p>On découvre de temps en temps que ce n’est pas l’outil qui était limité, mais l’idée que l’on s’en faisait.</p>
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            <category>creativite</category>
            <category>outils analogiques</category>
            <category>carnet</category>
            <category>processus creatif</category>
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        <item>
            <title><![CDATA[Reprendre soin de son propre savoir]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/reprendre-soin-savoir-ere-ia</link>
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            <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[À l’ère de l’IA, nous produisons plus mais comprenons moins. Et s’il fallait reconstruire sa propre encyclopédie pour garder un esprit critique ?]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/taking-care-knowledge-age-ai">🇬🇧 article in english</a></p>
<p>Il y a une fatigue dont on parle encore assez peu.</p>
<p>Pas seulement la fatigue des écrans, des notifications, des réseaux sociaux ou des journées trop pleines. Une fatigue plus diffuse, plus étrange, qui vient peut-être de cette impression que tout est désormais possible. Tout le temps. Tout de suite.</p>
<p>Avec l’IA, on nous a beaucoup promis un gain de temps. Moins de tâches répétitives. Moins de friction. Moins d’efforts inutiles. Et, quelque part, c’est vrai. J’utilise l’IA tous les jours, et je ne vais pas faire semblant de la regarder de loin avec méfiance. J’aime la technologie et ce qu’elle permet, les portes qu’elle ouvre, les idées qu’elle débloque parfois. Il y a quelque chose de réellement puissant dans ces outils.</p>
<p>Mais justement, c’est peut-être parce qu’ils sont puissants qu’ils demandent plus de lucidité.</p>
<h2>Le trou noir de la création</h2>
<p>Car au lieu de simplement nous libérer du temps, l’IA semble parfois nous aspirer dans autre chose. Un trou noir de création. Une zone où chaque idée devient soudain réalisable, chaque intuition peut devenir un projet, chaque projet peut se transformer en produit, en texte, en image, en vidéo, en agent, en système complet. On commence avec une question simple, et trois heures plus tard, on est en train d’imaginer une architecture entière, un second cerveau autonome, une armée de petits assistants capables de faire le travail de plusieurs personnes.</p>
<p>Sur le papier, c’est fascinant mais dans la tête, c’est épuisant.</p>
<p>Il y a quelque chose de grisant dans cette sensation. On se dit que les barrières tombent. Que ce qui demandait avant une équipe, du temps, des compétences très différentes, peut maintenant être amorcé seul, devant son écran. On peut écrire, coder, résumer, chercher, analyser, produire. On peut demander à un modèle de réfléchir comme un expert, puis comme un autre, puis comme une équipe complète. On peut simuler des points de vue, générer des plans, corriger des angles morts.</p>
<p>Et très vite, sans forcément s’en rendre compte, on commence à se prendre un peu pour Dieu.</p>
<p>Pas dans un sens mégalomane. Plutôt dans ce sentiment discret que tout pourrait sortir de nous, ou du moins passer par nous. Comme si l’IA transformait chaque pensée en matière première immédiatement exploitable. Comme si chaque envie devait devenir quelque chose. Comme si ne pas créer devenait presque un manque d’ambition, ou une forme de paresse.</p>
<p>C’est là que la promesse se retourne.</p>
<p>L’IA devait nous aider à faire moins. Elle nous pousse parfois à vouloir faire plus. Beaucoup plus. Trop.</p>
<p>Et ce “trop” n’est pas seulement une question de quantité. C’est une question de rapport à la pensée. Quand tout peut être généré, il devient plus difficile de savoir ce qui mérite vraiment d’être poursuivi. Quand tout peut être résumé, il devient plus difficile de savoir ce que l’on a réellement compris. Quand tout peut être produit, il devient plus difficile de distinguer ce qui vient de nous, ce qui nous traverse, et ce qui n’est qu’une réponse bien formulée.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1778069313747-irygwgl.webp" alt="" /></p>
<h2>Quand l’accès remplace la connaissance</h2>
<p>Je repense souvent à une phrase qu’on entendait déjà il y a quelques années : “Pas besoin d’apprendre, il y a Google.”</p>
<p>À l’époque, elle me dérangeait déjà. Elle avait quelque chose de séduisant, bien sûr. Pourquoi mémoriser ce qu’on peut retrouver en quelques secondes ? Pourquoi apprendre par cœur quand l’information est disponible partout ? Google avait déplacé notre rapport au savoir. Il ne supprimait pas l’apprentissage, mais il donnait l’impression que l’accès pouvait remplacer la connaissance.</p>
<p>Aujourd’hui, avec l’IA, quelque chose de similaire revient, mais avec une différence importante.</p>
<p>Google nous donnait accès à l’information. Il fallait encore chercher, trier, comparer, lire, douter. Bien sûr, tout le monde ne le faisait pas toujours. Mais il restait une distance visible entre la question et la réponse. L’IA, elle, donne parfois l’impression de penser avec nous, voire à notre place. Elle ne se contente pas de pointer vers une information. Elle la reformule, la synthétise, l’organise, la rend fluide, presque évidente.</p>
<p>Et c’est précisément ce qui la rend si confortable.</p>
<p>On commence par l’utiliser comme un moteur de recherche amélioré. Puis on lui demande de structurer nos idées. Puis de décider entre plusieurs options. Puis de rédiger. Puis d’anticiper. Puis de créer. À force, la frontière devient moins nette. Est-ce que je m’aide d’un outil pour penser, ou est-ce que je délègue une partie de ma pensée ? Est-ce que je gagne en clarté, ou est-ce que je m’habitue à ne plus traverser moi-même la difficulté ?</p>
<p>Je ne crois pas qu’il faille rejeter ces outils. Ce serait trop simple, et probablement inutile. Comme toute technologie puissante, l’IA n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Elle dépend de ce qu’on en fait, de qui l’utilise, dans quel contexte, avec quelle conscience. Le nucléaire peut produire de l’électricité pour un pays entier. Il peut aussi le raser. La comparaison est brutale, mais elle rappelle une chose : la puissance n’est jamais neutre quand elle n’est pas accompagnée d’une responsabilité.</p>
<p>Le problème, avec l’IA, n’est donc pas seulement technique. Il est culturel et éducatif.</p>
<p>Nous sommes exposés à un flot continu d’informations, d’images, d’analyses, de commentaires, de contenus réels ou faux, sincères ou fabriqués, humains ou générés. Tout se mélange. La vérité circule à côté de l’erreur. L’intuition à côté de la manipulation. Le savoir à côté du bruit. Et à force de tout voir passer, on finit parfois par douter de tout. Ce qui est vrai paraît suspect. Ce qui est faux paraît crédible. Ce qui est important se perd dans ce qui est simplement visible.</p>
<p>Dans ce contexte, apprendre ne peut plus seulement vouloir dire “avoir accès à l’information”.</p>
<p>Apprendre, aujourd’hui, c’est peut-être retrouver une capacité à garder le nord. Et à garder un esprit critique aiguisé.</p>
<h2>Reconstruire sa propre encyclopédie</h2>
<p>Je repense alors à quelque chose de très concret. Chez moi, enfant, il y avait des encyclopédies. Le Grand Larousse et Tout l’Univers. Oui, je suis vieux, ou disons que j’ai connu cette époque où le savoir avait un poids, littéralement. Il prenait de la place dans une bibliothèque ou sur une étagère. On ouvrait un volume, on feuilletait et on tombait sur autre chose que ce qu’on cherchait.</p>
<p>Je ne dis pas que c’était mieux en tout. L’information était moins accessible, moins diverse, moins vivante aussi. Internet a ouvert des portes immenses. Il a donné accès à des voix, des savoirs et des perspectives qu’aucune encyclopédie familiale ne pouvait contenir. Je ne veux pas revenir à un monde fermé, figé, limité à quelques volumes.</p>
<p>Mais je crois qu’il y avait, dans ces encyclopédies, une chose que nous avons peut-être perdue : l’idée que le savoir se construit dans un lieu.</p>
<p>Pas forcément un lieu physique. Mais un espace identifiable. Un endroit où les choses se déposent, se relient, se retrouvent. Un endroit qui n’est pas simplement traversé par le flux, mais qui garde une mémoire.</p>
<p>C’est peut-être pour cela que l’idée du PKM me parle autant. Pas comme une méthode miracle. Pas comme un système parfait dans lequel il faudrait tout ranger avec obsession. J’ai déjà vu ce que donnent les systèmes qui deviennent plus lourds que ce qu’ils sont censés soutenir. Mais comme une bibliothèque vivante. Une encyclopédie intime. Un espace où l’on peut reprendre possession de ce qu’on lit, de ce qu’on comprend, de ce qu’on veut garder. Un espace, aussi, pour garder un esprit critique aiguisé.</p>
<p>Un PKM, dans ce sens, n’est pas seulement un outil d’organisation. C’est une manière de résister au flux.</p>
<p>C’est dire : tout ne mérite pas d’entrer. Tout ne mérite pas d’être conservé. Mais ce qui compte, je veux pouvoir le retrouver, le relier, le confronter à d’autres idées. Je veux savoir ce que je pense, pas seulement ce que j’ai vu passer. Je veux être capable de distinguer une information consommée d’une connaissance assimilée. Et je veux garder cette part de vigilance intérieure qui permet de ne pas tout accepter parce que c’est bien formulé, rapide ou séduisant.</p>
<p>Cela peut sembler presque dérisoire face à la puissance des IA et des agents. Construire sa propre bibliothèque personnelle, à l’heure où des modèles peuvent produire des synthèses en quelques secondes, pourrait passer pour un retour en arrière. Une forme de nostalgie mais aussi un réflexe de l’ancien monde.</p>
<p>Je crois au contraire que c’est très actuel.</p>
<p>Plus le monde produit vite, plus nous avons besoin d’espaces lents. Plus les outils génèrent, plus nous avons besoin de lieux pour comprendre. Plus les réponses arrivent rapidement, plus nous devons cultiver notre capacité à formuler de bonnes questions.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1778069339558-6f1rx4o.webp" alt="" /></p>
<h2>Un espace pour rester présent à ce que l’on pense</h2>
<p>La souveraineté numérique ne se joue pas seulement dans le choix d’un logiciel, d’un protocole ou d’une plateforme. Elle se joue aussi dans notre rapport à notre propre pensée. Qui organise ce que je sais ? Qui hiérarchise ce qui compte ? Qui décide de ce que je garde ? Qui relie les idées entre elles ? Est-ce moi, ou est-ce toujours un système extérieur qui me présente le monde sous une forme déjà digérée ?</p>
<p>C’est là que la notion de “second cerveau” mérite peut-être d’être interrogée.</p>
<p>Je comprends l’image. Elle est utile. Elle dit bien ce besoin de ne pas tout porter mentalement, de créer un espace de soutien, de mémoire, de prolongement. Mais je me méfie de l’idée d’un second cerveau qui finirait par penser à ma place. Je ne veux pas d’un cerveau de remplacement. Je veux un atelier. Une bibliothèque. Un lieu où mes idées peuvent mûrir sans être immédiatement transformées en production.</p>
<p>Peut-être que le vrai enjeu n’est pas d’avoir un second cerveau plus intelligent, plus automatisé, plus agentique. Peut-être que le vrai enjeu est d’avoir un espace qui nous aide à rester présents à ce que nous pensons.</p>
<p>Un espace qui ne remplace pas l’effort, mais qui le rend plus habitable.</p>
<p>Parce qu’il y a une différence entre être assisté et être dépossédé. Une différence entre utiliser l’IA pour clarifier une pensée et lui confier la responsabilité de penser. Une différence entre créer avec un outil et se laisser entraîner par la machine à produire sans fin.</p>
<p>Je ne veux pas sortir de l’IA. Je ne veux pas faire comme si elle n’existait pas, ou comme si elle n’avait rien à nous apporter. Mais je veux apprendre à mieux vivre avec elle. À ne pas confondre vitesse et compréhension. À ne pas confondre génération et création. À ne pas confondre accès au savoir et construction d’une connaissance.</p>
<p>Et peut-être que cela commence par un geste simple : reconstruire sa propre encyclopédie.</p>
<p>Pas une encyclopédie universelle, complète, objective, définitive. Une encyclopédie personnelle qui est partielle, vivante et évolutive. Faite de notes, de lectures, de liens, d’intuitions, de contradictions aussi. Un endroit où l’on accepte que comprendre prenne du temps. Où l’on ne cherche pas seulement à accumuler, mais à relier.</p>
<p>Dans un monde qui produit trop, apprendre à conserver, relier et comprendre redevient un acte presque politique.</p>
<p>Créer sa propre encyclopédie n’est pas un retour en arrière mais peut-être une manière de ne pas se perdre.</p>
]]></content:encoded>
            <category>pkm</category>
            <category>souverainete numerique</category>
            <category>ia</category>
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            <title><![CDATA[Substack n’a jamais été un paradis]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/substack-n-a-jamais-ete-un-paradis</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/substack-n-a-jamais-ete-un-paradis</guid>
            <pubDate>Mon, 25 May 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Substack évolue, comme toute plateforme privée. Et si le vrai sujet était ailleurs : notre illusion de contrôle et les alternatives plus ouvertes ?]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/substack-was-never-a-paradise">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>J’ai lu pas mal de choses ces derniers temps sur Substack. Des critiques, des déceptions, parfois même une forme de désillusion. Comme si la plateforme avait changé de nature. Comme si elle s’éloignait peu à peu de ce qu’elle avait promis d’être : un espace calme, presque protégé, pour écrire, publier, lire, penser. Est-ce vraiment le cas ?</p>
<h2>Quand la plateforme commence à ressembler aux autres</h2>
<p>Je comprends une partie de cette frustration. Quand je vais sur Notes, je vois de plus en plus de photos, de croquis, de dessins, de publications très visuelles. Parfois, j’ai presque l’impression de retrouver une sorte d’Instagram intégré à Substack.</p>
<p>Pour être sincère, je publie moi aussi des photos, parce qu’elles font partie intégrante de ce que je suis et influencent, d’une manière ou d’une autre, ce que j’écris.</p>
<p>À d’autres moments, ce sont des posts qui ressemblent davantage à LinkedIn, avec ses codes, ses formules, ses petites mécaniques d’engagement.</p>
<p>Mais en même temps, je ne peux pas vraiment dire que ça me surprend.</p>
<p>Substack propose maintenant de la vidéo, du live, du podcast, des notes, des recommandations, des outils pensés pour faire circuler les contenus. Tout un attirail pour les créateurs et pas seulement pour les écrivains. Pas seulement pour les gens qui veulent publier un texte dans un coin tranquille du web. Et à partir du moment où une plateforme prend cette direction, il devient difficile de continuer à la regarder comme un havre de paix pour l’écriture.</p>
<p>Ce n’est pas forcément une trahison. C’est peut-être simplement la logique d’une plateforme privée qui suit son propre chemin.</p>
<h2>L’illusion de posséder un espace qui ne nous appartient pas</h2>
<p>Et c’est là, je crois, que le sujet devient plus intéressant que Substack lui-même. Parce qu’au fond, ce qui me travaille, ce n’est pas seulement l’évolution d’un outil. C’est l’illusion de contrôle que nous projetons sur les plateformes que nous utilisons.</p>
<p>On arrive quelque part. On s’installe. On publie. On commence à créer une petite habitude, un petit espace, parfois même une communauté. Et peu à peu, on se met à croire que cet endroit nous appartient un peu. Pas juridiquement, bien sûr. Mais émotionnellement. Symboliquement.</p>
<p>Sauf qu’une plateforme privée ne nous appartient jamais vraiment.</p>
<p>Elle peut nous accueillir, nous donner de la visibilité, nous simplifier la vie. Elle peut même nous permettre de publier gratuitement nos newsletters, nos articles, nos pensées, nos fragments de travail. Mais elle reste une entreprise. Avec ses investisseurs, ses coûts, ses priorités, ses arbitrages, son besoin de croissance. À un moment ou à un autre, le modèle économique finit toujours par reprendre le dessus.</p>
<p>Et ce n’est pas forcément scandaleux. L’argent doit bien venir de quelque part.</p>
<p>Ce qui me semble plus naïf, en revanche, c’est d’attendre d’une société privée qu’elle prenne en compte nos besoins comme s’ils étaient au centre de son existence. Comme si elle devait préserver notre idée personnelle du bon web, du bon rythme, du bon usage. Comme si elle devait rester figée dans la version qui nous arrangeait le plus.</p>
<h2>Reprendre du contrôle autrement</h2>
<p>Je ne dis pas qu’il ne faut pas critiquer Substack. Au contraire. Il faut pouvoir le faire. Il faut pouvoir nommer ce qui change, ce qui fatigue, ce qui dérange. Mais il faut aussi regarder la situation avec lucidité. Si nous voulons vraiment reprendre du contrôle, ce n’est peut-être pas vers une autre plateforme magique qu’il faut se tourner. C’est vers d’autres supports.</p>
<p>Et c’est là que des protocoles comme ActivityPub ou AT Protocol deviennent intéressants.</p>
<p>Pas parce qu’ils seraient parfaits. Pas parce qu’ils résoudraient tout. Mais parce qu’ils déplacent une partie du problème. Ils permettent d’imaginer des espaces moins enfermés, moins dépendants d’une seule plateforme, où la publication ne serait plus forcément prisonnière d’un silo.</p>
<p>C’est ce qui me rend curieux aujourd’hui autour de projets comme pckt blog, Leaflet ou Offprint, notamment dans l’écosystème AT Protocol. Offprint reprend une logique assez proche de Substack, tandis que Leaflet teste actuellement en bêta une fonctionnalité permettant aux lecteurs de s’inscrire par mail à un blog. Je regarde tout ça avec intérêt, encore prudemment, mais avec l’impression qu’il se passe quelque chose. Une petite tentative de reconstruire autrement. Pas forcément contre les plateformes existantes, mais à côté. Avec d’autres bases.</p>
<p>Mais il y a aussi un point plus technique, et pourtant essentiel : certains de ces projets commencent à s’appuyer sur des standards communs, comme <strong><a href="http://Standard.site">Standard.site</a></strong>, qui propose des lexiques partagés pour la publication longue sur AT Protocol. Dit plus simplement, l’idée est de rendre les contenus plus faciles à découvrir, à indexer et à faire circuler dans l’ATmosphere. Je vous invite à vous renseigner sur le sujet, parce que c’est précisément là que les choses deviennent intéressantes. Si quelqu’un publie un article sur <strong><a href="https://leaflet.pub/">Leaflet</a></strong>, il peut aussi apparaître sous forme de flux sur <strong><a href="http://pckt.blog">pckt.blog</a></strong> ou <strong><a href="https://offprint.app/">Offprint</a></strong>. Le contenu n’est plus enfermé dans un seul espace. Il peut circuler entre plusieurs outils compatibles.</p>
<p>Ce qui me plaît dans cette idée, c’est qu’elle change la nature du choix. On peut choisir la plateforme qui nous correspond le mieux, celle qui nous fait le plus vibrer, celle dont l’esprit se rapproche de ce que l’on veut soutenir, sans avoir forcément l’impression de sacrifier toute possibilité d’être lu. Le choix d’un outil devient alors moins un pari sur la taille d’une communauté qu’une manière d’habiter un écosystème plus large.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1777999041637-kt6x544.webp?width=1200" alt="Vue de Leaflet" /></p>
<h2>Habiter les alternatives au lieu de les attendre</h2>
<p>C’est aussi pour ça que je continue à utiliser plusieurs espaces. Je suis encore sur Substack pour la version anglaise de mon blog. Je pense y rester un moment. La version française, elle, a été déplacée sur <strong><a href="https://writizzy.com/">Writizzy</a></strong>, notamment parce que la plateforme cherche à s’appuyer autant que possible sur des outils situés en Europe. Et je réfléchis aussi à y dupliquer la version anglaise en no-index, simplement pour apporter ma petite pierre à l’édifice.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1777999061948-dvplcnc.webp?width=1200" alt="Page d'accueil Writizzy" /></p>
<p>Ce n’est pas grand-chose. Quelques minutes de plus au moment de publier. Mais je crois de plus en plus à cette idée : si personne ne fait l’effort d’habiter ces alternatives, elles resteront vides. Et si elles restent vides, personne n’aura envie d’y aller.</p>
<p>C’est le serpent qui se mord la queue.</p>
<p>On attend parfois qu’une communauté existe déjà pour la rejoindre. Mais une communauté ne tombe pas du ciel. Elle se construit par des présences, des essais, des publications, des gens qui acceptent de ne pas tout mesurer immédiatement en portée, en statistiques, en retour direct.</p>
<p>Je ne dis pas qu’il faut quitter Substack. Je ne vais d’ailleurs pas le faire moi-même pour l’instant. Mais je crois qu’il faut arrêter de demander aux plateformes privées d’être autre chose que ce qu’elles sont. Elles peuvent être utiles. Elles peuvent être agréables. Elles peuvent même être de très bons outils. Mais elles ne sont pas des refuges neutres, et encore moins des espaces qui nous appartiennent vraiment.</p>
<p>Si nous voulons avoir plus de poids, peut-être qu’il faut arrêter d’attendre que les grandes plateformes se plient à nos besoins. Peut-être qu’il faut commencer à soutenir les protocoles, les communautés et les outils qui permettent réellement de participer, de contribuer, d’influencer, même modestement, la direction prise.</p>
<p>Pas par grand geste héroïque. Pas en supprimant tout du jour au lendemain. Mais en dupliquant un contenu. En ouvrant un compte ailleurs. En publiant aussi sur un espace plus proche de nos valeurs. En donnant un peu de matière à ces lieux qui essaient d’exister autrement.</p>
<p>Substack n’a peut-être jamais été le paradis.</p>
<p>Mais ce n’est pas si grave.</p>
<p>Le plus intéressant, finalement, n’est peut-être pas de chercher le paradis numérique parfait. C’est de se demander quels espaces nous avons envie d’aider à faire exister.</p>
]]></content:encoded>
            <category>writizzy</category>
            <category>web decentralise</category>
            <category>souverainete numerique</category>
            <category>substack</category>
            <category>leaflet</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Je me suis perdu dans mes propres systèmes]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/je-me-suis-perdu-dans-mes-propres-systemes</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/je-me-suis-perdu-dans-mes-propres-systemes</guid>
            <pubDate>Mon, 18 May 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Trop de systèmes, trop d’objectifs. Et si le problème n’était pas vous, mais votre organisation ? Une réflexion sur la simplicité et le retour à l’action.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/i-got-lost-in-my-own-systems">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>À un moment, j’ai vraiment cru que le problème venait de moi.</p>
<p>Je pensais manquer de discipline. De constance. Peut-être même de sérieux. J’avais cette impression un peu désagréable d’être quelqu’un qui construit beaucoup, qui pense beaucoup, qui veut avancer sur mille sujets, mais qui finit toujours par se bloquer au moment de passer à l’action.</p>
<p>Pourtant, sur le papier, tout était là.</p>
<p>J’avais construit un système assez solide. Des objectifs trimestriels, mensuels et hebdomadaires. Des tâches réparties selon les jours. Des catégories. Des suivis. Des tableaux. Un fichier Numbers bien structuré. Une organisation qui donnait l’impression d’avoir enfin trouvé une forme de clarté.</p>
<p>Et au départ, j’y croyais réellement.</p>
<p>Je ne savais pas forcément comment m’y prendre, alors j’ai fait ce qu’on fait souvent dans ces moments-là : j’ai regardé des vidéos, j’ai essayé de comprendre les méthodes, j’ai pris des morceaux ici et là, puis j’ai adapté tout ça à ma vie. L’intention était bonne. Je voulais simplement avancer. Reprendre des habitudes, structurer mes envies, mais aussi ne pas laisser mes projets se perdre dans le vide.</p>
<h2>Quand l’organisation commence à peser</h2>
<p>Mais quelque chose a commencé à se gripper.</p>
<p>Je ne saurais pas dire exactement quand. Peut-être le jour où j’ai ouvert mon fichier Numbers et où j’ai soufflé avant même de lire la première ligne. Peut-être le moment où j’ai arrêté de le regarder pendant plusieurs jours. Pas parce que je m’en fichais. Au contraire. Mais parce que le simple fait de l’ouvrir me renvoyait à tout ce que je n’avais pas fait.</p>
<p>Le système censé m’aider à avancer était devenu une preuve quotidienne de mon incapacité supposée.</p>
<p>Et c’est là que le discours intérieur devient dangereux.</p>
<p>Je ne me disais pas seulement : “je n’ai pas fait cette tâche aujourd’hui”. Je me disais plutôt : “je ne suis pas capable”. “Je manque de discipline.” “Je ne vais jamais y arriver.” Comme si chaque case non cochée devenait une petite condamnation personnelle. Comme si mon incapacité à suivre un système trop lourd disait quelque chose de définitif sur moi.</p>
<p>Alors qu’en réalité, peut-être que le problème n’était pas moi.</p>
<p>Peut-être que le problème était le système.</p>
<p>Ou plus précisément : le fait d’avoir construit un système pour une version idéale de moi-même. Une version toujours motivée, toujours stable, toujours disponible, toujours capable de suivre un plan sans friction. Une version qui dort bien, qui n’a pas de baisse d’énergie, qui ne doute pas, qui ne se disperse pas, qui ne change pas d’envie en cours de route.</p>
<p>Sauf que cette version n’existe pas.</p>
<h2>Dans la vraie vie, je fonctionne autrement</h2>
<p>Moi, dans la vraie vie, je suis curieux. J’aime apprendre, plonger dans des sujets différents. J’ai envie d’avancer sur ma santé, de retrouver de meilleures habitudes, de faire attention à mon sommeil. J’ai envie d’être plus social, même si je suis introverti et timide, et que cela me demande parfois un vrai effort. J’ai envie d’écrire à nouveau, pas seulement des articles, mais aussi des histoires courtes, des scènes, des choses liées au JDR solo. J’ai envie de progresser en anglais, de retrouver des correspondants et de parler davantage. J’ai envie de nourrir Mhussard, de publier des photos, des créations, de revenir au carnet, à l’analogique. J’ai aussi envie de construire un projet business autour de la XR, de l’IA et de la 3D.</p>
<p>Tout cela compte pour moi.</p>
<p>Et c’est justement ça le piège</p>
<p>Ce n’est pas un manque d’envie. C’est presque l’inverse. Trop d’envies. Trop de directions possibles. Trop de portes ouvertes en même temps. Il y a chez moi cette envie de devenir polymath, d’apprendre beaucoup, de relier des mondes, de ne pas rester enfermé dans un seul sujet. Cette envie-là est joyeuse et me nourrit profondément.</p>
<p>Mais quand elle rencontre mon perfectionnisme, elle peut devenir étouffante.</p>
<p>Parce que je ne veux pas seulement apprendre. Je veux bien apprendre. Je ne veux pas seulement écrire. Je veux écrire quelque chose de juste. Je ne veux pas seulement participer à une communauté. Je veux le faire correctement, au bon moment, avec la bonne énergie. Et à force de vouloir bien faire, je finis parfois par ne plus rien faire du tout.</p>
<h2>Choisir n’est pas abandonner</h2>
<p>C’est peut-être là que certaines méthodes de développement personnel me perdent.</p>
<p>Je ne pense pas qu’elles soient mauvaises. Beaucoup de systèmes peuvent être utiles. Pour certaines personnes, à certains moments, dans certains contextes. Mais j’ai de plus en plus de mal avec l’idée qu’une méthode puisse être universelle. Comme s’il suffisait de suivre le bon framework, le bon tableau, la bonne routine du matin, la bonne matrice d’objectifs, pour enfin devenir quelqu’un de discipliné.</p>
<p>Je crois qu’il y a autant de méthodes que de personnes.</p>
<p>Et peut-être que le vrai travail n’est pas de trouver le système parfait, mais de trouver celui qui ne nous écrase pas.</p>
<p>Pour moi, la bascule a commencé quand j’ai arrêté de me demander comment mieux organiser ma vie, et que j’ai commencé à me demander comment retrouver le mouvement. Ce n’était plus une question de rajouter des colonnes, des couleurs, des catégories ou des objectifs intermédiaires. C’était presque l’inverse. Il fallait enlever de la friction. Revenir à quelque chose de plus simple. Moins de cases à cocher. Moins de culpabilité. Moins d’outils. Plus d’écoute de l’énergie réelle du jour.</p>
<p>C’est comme ça que je suis arrivé à cette idée d’inventaire et de pierre du jour.</p>
<p>L’inventaire, pour moi, ce n’est pas une to-do list. C’est plutôt un stock. Un rayon de supermarché. Quand je fais mes courses, je n’achète pas tout le magasin. Je choisis ce dont j’ai besoin maintenant. Le reste reste là, disponible.</p>
<p>Et cette nuance change beaucoup de choses.</p>
<p>Parce que je n’ai pas envie de sacrifier mes envies. Je n’ai pas envie de me dire que parce que je choisis l’anglais cette semaine, alors l’écriture disparaît. Ou que parce que je donne la priorité à ma santé, alors mes projets créatifs ne comptent plus. Je crois que j’ai besoin de garder un ou deux objectifs prioritaires, urgents et importants, tout en laissant les autres exister autrement. Pas comme des obligations permanentes, mais comme des possibilités.</p>
<p>Choisir une chose aujourd’hui ne veut pas dire abandonner le reste.</p>
<p>Cela veut simplement dire : aujourd’hui, je pose cette pierre-là.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1778066510319-5k0fqo9.webp" alt="Image par IA" /></p>
<h2>Une pierre par jour</h2>
<p>Une pierre peut être très petite. Cinq minutes. Parfois une heure maximum. Écrire cinq lignes libres. Faire une révision Anki. Répondre à un correspondant. Lire quelques messages sur Discord/Matrix. Poser une question simple dans une communauté. Faire une marche. Noter une observation dans un carnet. Faire une pause consciente. Avancer un peu sur une scène de JDR. Relire une note. Faire quelque chose de faisable, même avec peu d’énergie.</p>
<p>Rien de spectaculaire mais, justement, c’est peut-être ça qui m’aide.</p>
<p>Pendant longtemps, j’ai voulu construire des cathédrales mentales avant même d’avoir posé la première pierre. Je voulais voir l’ensemble, comprendre la structure, anticiper les étapes, optimiser le chemin. Je croyais que cette clarté préalable allait me rassurer. Mais souvent, elle me paralysait.</p>
<p>Aujourd’hui, j’essaie autre chose.</p>
<p>Je ne dis pas que j’ai trouvé la solution définitive. C’est encore nouveau. Je teste. J’observe. J’essaie de mieux comprendre comment je fonctionne, avec mon tempérament, mon énergie, mes élans, mes limites. Peut-être que ce système évoluera. Peut-être qu’il se grippera lui aussi. Mais pour l’instant, il a au moins une qualité : il me redonne envie d’agir sans me donner immédiatement envie de fuir.</p>
<p>Et c’est déjà beaucoup.</p>
<p>Je crois de plus en plus que la simplicité n’est pas un échec. Ce n’est pas une version pauvre de l’ambition. Ce n’est pas renoncer à devenir quelqu’un de plus complet, de plus curieux, de plus aligné. C’est peut-être une forme de maturité. Accepter qu’un système très beau, très cohérent, très bien pensé, peut ne pas être juste pour soi. Accepter que ce que tout le monde présente comme évident ne fonctionne pas forcément avec notre manière d’être.</p>
<p>Le problème n’est pas de ne pas réussir à suivre une méthode. Le problème, peut-être, c’est de ne jamais prendre le temps de chercher celle qui nous convient vraiment. Alors j’essaie d’arrêter de construire des cathédrales mentales.</p>
<p>Et aujourd’hui, simplement, je taille une pierre. Non pas pour terminer plus vite, mais pour construire quelque chose qui puisse tenir dans le temps. Peut-être même une cathédrale.</p>
<p>Et vous, est-ce que vous vous êtes déjà perdu dans vos propres systèmes ?</p>
]]></content:encoded>
            <category>organisation</category>
            <category>minimalisme</category>
            <category>developpement personnel</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Pourquoi j’ai arrêté de laisser un algorithme choisir ce que je lis]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/pourquoi-quitter-algorithmes-pour-rss</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/pourquoi-quitter-algorithmes-pour-rss</guid>
            <pubDate>Sat, 09 May 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Fatigué des flux algorithmiques, je suis revenu au RSS pour reprendre le contrôle de mon attention et choisir vraiment ce que je lis.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/why-i-left-algorithmic-feeds-for-rss">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Il y a eu un moment précis où j’ai réalisé que je ne choisissais plus vraiment.</p>
<p>Je faisais défiler un fil d’actualité en me disant que je “m’informais”. Mais ce que je voyais ne correspondait ni vraiment à mes centres d’intérêt, ni à ce que j’avais demandé. C’était ce qu’un algorithme avait décidé de me montrer.</p>
<p>Des contenus ciblés, amplifiés, masqués ou poussés selon des logiques opaques, que je ne maîtrisais pas et que personne ne m’avait vraiment expliquées.</p>
<p>Sur le moment, je n’ai pas eu une grande révélation mais plutôt une gêne progressive. Cette impression étrange de ne plus être tout à fait aux commandes de ce que je lisais, de ce que je découvrais et de ce qui entrait dans mon attention.</p>
<p>Cette frustration, je la résume souvent ainsi : l’algorithme pensait savoir mieux que moi ce dont j’avais besoin. Alors que ce n’était pas toujours vrai.</p>
<h2>Le retour à un outil oublié : le flux RSS</h2>
<p>J’avais mis le flux RSS de côté depuis quelques années. Pas parce que ça ne fonctionnait pas mais plutôt parce que tout le monde semblait avoir migré vers les réseaux sociaux pour s’informer, et j’avais simplement suivi le mouvement.</p>
<p>Comme beaucoup, j’ai fini par confondre “être informé” avec “être exposé à un flux”.</p>
<p>Ce qui m’a ramené vers le RSS, ce n’est pas une mode. C’est l’épuisement. L’épuisement de chercher de la valeur dans un espace construit pour maximiser l’engagement, pas la compréhension. L’épuisement de voir certains créateurs disparaître sans raison apparente, pendant que d’autres contenus s’imposaient à moi sans que je les aie choisis. Et parfois, même en cherchant activement, de ne plus réussir à retrouver une publication précise.</p>
<p>Le RSS, c’est presque l’inverse exact de ça : aucun contenu que vous n’avez pas choisi.</p>
<p>Quand un site publie un article, il arrive dans votre lecteur chronologiquement, sans filtre et sans publicité glissée entre deux billets. Sans suggestion “pour vous” qui n’a rien à voir avec ce que vous étiez venu lire.</p>
<p>C’est simple à en être presque austère mais c’est justement ce qui m’a plu.</p>
<h2>Reprendre la main sur son attention</h2>
<p>La souveraineté numérique n’est pas seulement un concept réservé aux États ou aux grandes entreprises. Elle commence aussi à l’échelle individuelle, dans les petits choix que l’on fait avec ses outils, ses habitudes et ses flux d’information.</p>
<p>Nous oublions souvent que ce sont ces petites actions individuelles, répétées au quotidien, qui finissent par transformer les habitudes des grandes entités. </p>
<p>Dans mon cas, revenir au RSS m’a donné l’impression de reprendre une forme de contrôle. Pas un contrôle total, évidemment. Mais au moins une maîtrise sur l’entrée du flux.</p>
<p>Je choisis les sources. Je choisis le moment où je les consulte. Je ne suis pas happé par une succession infinie de recommandations. Quand j’ouvre mon lecteur, je sais pourquoi je suis là. Je ne scrolle pas vraiment mais je consulte ce que j’ai décidé de suivre.</p>
<p>La différence peut sembler subtile, mais elle est fondamentale.</p>
<p>Ce que j’ai retrouvé avec le RSS, ce n’est pas seulement un outil. C’est une autre relation à l’information. Moins nerveuse. Moins subie. Plus intentionnelle.</p>
<p>Dans mon cas, j’ai construit un système très simple :</p>
<ul>
<li>des sources que je considère comme “fondamentales” : blogs et quelques médias indépendants ;</li>
<li>une lecture quotidienne courte, entre 10 et 15 minutes ;</li>
<li>une sélection manuelle de ce que je veux conserver dans mon PKM.</li>
</ul>
<p>Rien de révolutionnaire. Mais justement, ça fonctionne parce que c’est simple.</p>
<h2>Par où commencer, sans se compliquer la vie</h2>
<p>Je n’ai pas de configuration complexe à vendre. Il existe plusieurs options, selon votre manière de lire et votre envie de bricoler ou non.</p>
<p>J’utilise actuellement <strong><a href="https://kevinbarbier.writizzy.blog">Reeder Classic</a></strong> sur iOS et macOS. L’interface est soignée, rapide, agréable à lire, et elle s’intègre très bien à l’écosystème Apple. J’aime aussi le fait de pouvoir mettre certains articles en “Lire plus tard”, sans transformer l’application en usine à gaz.</p>
<p>Il y a aussi <strong><a href="https://netnewswire.com/">NetNewsWire</a></strong>, que j’ai utilisé par le passé. C’est une application gratuite, open source, également disponible sur iOS et macOS. Elle fait très bien le travail si vous cherchez quelque chose de simple, propre et sans distraction.</p>
<p>Pour celles et ceux qui préfèrent une approche plus minimaliste et auto-hébergeable (une version Saas existe si vous ne souhaitez pas vous prendre la tête avec l’auto-hébergement), <strong><a href="https://miniflux.app/">Miniflux</a></strong> est une option intéressante. C’est un lecteur RSS open source, pensé pour rester léger, rapide, et sans fonctionnalités inutiles. Il n’y a pas de télémétrie cachéed’algorithme déguisé. Juste un lecteur de flux.</p>
<p>Et si vous voulez encore moins de friction, <strong><a href="https://vivaldi.com/fr/features/feed-reader/">Vivaldi</a></strong> intègre nativement un lecteur RSS directement dans le navigateur. Pas besoin d’application supplémentaire pour commencer.</p>
<p>Le point d’entrée est bas. Vous pouvez démarrer avec une dizaine de sources seulement, puis voir si ce changement de rythme vous convient.</p>
<p>Le piège serait de vouloir tout reconstruire d’un coup. Je crois qu’il vaut mieux commencer petit, avec quelques sources vraiment choisies, plutôt que de recréer un nouveau flux infini ailleurs.</p>
<h2>Du lecteur à la base de connaissances : RSS + PKM</h2>
<p>C’est là que le RSS cesse d’être un simple outil de lecture pour devenir, petit à petit, un outil de pensée.</p>
<p>Le problème avec la lecture passive, même bien curatée, c’est qu’elle ne laisse pas toujours de traces. On lit, on oublie, puis parfois on relit. Et sans système pour capturer ce qui compte, les meilleures idées finissent par glisser entre les doigts.</p>
<p>L’enchaînement que j’utilise en ce moment est assez simple : Reeder Classic → <strong><a href="https://obsidian.md/">Obsidian</a></strong>.</p>
<p>Concrètement, quand un article m’intéresse dans Reeder, je l’ouvre dans le navigateur. Puis, avec l’extension Obsidian Web Clipper, j’enregistre la page directement dans mon dossier “Clipping”. Ensuite, je surligne les passages qui comptent, je les relis, et j’en fais parfois des notes atomiques qui pourront me servir plus tard.</p>
<p>Ce n’est pas seulement une manière d’archiver. C’est une manière de transformer la lecture en matière.</p>
<p>Pour celles et ceux qui préfèrent rester dans un seul environnement, il existe aussi le <strong><a href="https://github.com/amatya-aditya/obsidian-rss-dashboard">plugin RSS Dashboard</a></strong> pour Obsidian. Il permet de lire ses flux, sauvegarder des articles en Markdown et les intégrer directement dans son coffre sans passer par un service tiers.</p>
<p>Je ne l’ai pas encore testé, parce que je suis justement dans une sorte de “diet” de mon coffre Obsidian. J’essaie de garder le moins de plugins possible, et j’expliquerai sûrement ça bientôt dans une série d’articles.</p>
<p>Mais l’idée reste la même : ne plus lire seulement pour consommer. Lire pour construire.</p>
<p>Chaque article peut devenir une brique dans un système de pensée plus large. Le RSS est le point d’entrée. Le PKM est l’endroit où quelque chose prend forme.</p>
<h2>Et du côté du créateur ?</h2>
<p>Je parle beaucoup du lecteur, mais il y a aussi l’autre côté de l’équation.</p>
<p>Si vous tenez un blog ou publiez du contenu, proposer un flux RSS est une forme de respect envers vos lecteurs. C’est leur donner les moyens de vous suivre sans dépendre d’une plateforme tierce.</p>
<p>Pas de compte à créer, pas de permission à demander à un algorithme et pas de fil d’actualité qui décide si votre article mérite d’être montré ou enterré.</p>
<p>Ils s’abonnent. Ils reçoivent.</p>
<p>Et ce geste est plus fort qu’il n’y paraît. Si quelqu’un ajoute votre blog à son lecteur RSS, ce n’est pas une impression passive dans un flux. C’est une intention. L’équivalent numérique, quelque part, de s’abonner à un magazine que l’on veut vraiment recevoir.</p>
<p>Techniquement, c’est souvent déjà en place sans que vous le sachiez. Ghost génère automatiquement un flux RSS pour chaque blog, accessible simplement en ajoutant <code>/rss/</code> à votre URL. Jekyll dispose du plugin <code>jekyll-feed</code>, qui permet de générer un fichier <code>feed.xml</code>. WordPress, de son côté, le fait nativement depuis des années.</p>
<p>Si votre blog tourne sur l’un de ces outils, votre flux existe probablement déjà. La seule chose qui manque, parfois, c’est de le rendre visible et de ne pas l’enterrer dans un footer ou le cacher derrière une icône obscure. Juste un lien clair, pour les lecteurs qui veulent vous suivre autrement.</p>
<p>Dans un contexte où les comptes peuvent être supprimés, les portées organiques modifiées du jour au lendemain et les plateformes rachetées ou transformées sans prévenir, offrir un flux RSS n’est pas un détail technique. C’est une petite forme d’engagement.</p>
<h2>Ce que le RSS ne résout pas</h2>
<p>Il faut aussi le dire : le RSS ne règle pas tout.</p>
<p>Il ne filtre pas à votre place. Si vous vous abonnez à soixante sources, vous aurez soixante sources à lire. La curation reste votre responsabilité et c’est précisément pour ça que le coupler à un système PKM peut avoir du sens : l’un fournit le flux, l’autre aide à transformer ce flux en connaissance utilisable.</p>
<p>Le RSS ne rend pas automatiquement plus intelligent. Il ne garantit pas que vous lirez mieux, ni que vous retiendrez davantage. Il retire surtout une couche d’intermédiation.</p>
<p><strong><a href="https://x.com/karpathy/status/2018043254986703167">Andrej Karpathy</a></strong> évoquait récemment son retour aux flux RSS pour consommer du contenu de meilleure qualité, avec moins de bruit algorithmique. Ce qui m’a frappé dans cette idée, c’est qu’elle ne parle pas vraiment de nostalgie, mais parle plutôt d’efficacité cognitive.</p>
<p>L’attention est une ressource. La gérer soi-même plutôt que de la déléguer entièrement à une plateforme, c’est un choix qui a des conséquences très concrètes sur ce qu’on pense, ce qu’on produit, ce qu’on retient.</p>
<p>Je ne crois pas que le RSS soit une solution magique. Je ne crois même pas qu’il convienne à tout le monde. Mais je crois qu’il pose une question simple, presque dérangeante : qui choisit réellement ce que je lis ?</p>
<p>Depuis que je suis revenu à ce système, je lis moins au hasard, moins dans la réaction. Je lis moins parce qu’un flux m’a attrapé au mauvais moment.</p>
<p>Et ce que je lis me semble plus choisi.</p>
<p>La question que je me pose maintenant, c’est celle-ci : combien de contenus importants n’ai-je jamais vus parce qu’un algorithme avait décidé qu’ils ne méritaient pas mon attention ?</p>
]]></content:encoded>
            <category>pkm</category>
            <category>souverainete numerique</category>
            <category>rss</category>
            <category>open web</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Quand un ingénieur prend la tête d’Apple]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/quand-un-ingenieur-prend-la-tete-d-apple</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/quand-un-ingenieur-prend-la-tete-d-apple</guid>
            <pubDate>Thu, 23 Apr 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Quand un ingénieur arrive à la tête d’Apple, ce n’est pas seulement une transition. C’est peut-être un déplacement plus discret, mais plus profond, dans la manière dont l’entreprise pense ses produits, ses usages… et ce qu’elle peut encore devenir.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/when-an-engineer-takes-the-lead-at-apple">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Quand John Ternus deviendra CEO d’Apple en septembre, beaucoup parleront d’une transition classique. Ce sera probablement une erreur de lecture à mon avis.</p>
<p>Ce qui est intéressant ici n’est pas simplement le passage de relais, mais ce qu’il pourrait signaler. Pour la première fois depuis longtemps, Apple placerait à sa tête un profil profondément ancré dans l’ingénierie. Pas seulement quelqu’un qui comprend les produits, mais quelqu’un façonné par la manière dont ils sont réellement conçus, construits, contraints et affinés.</p>
<p>Et ça change la lecture.</p>
<h2>Apple n’a pas seulement optimisé, elle s’est reconstruite</h2>
<p>Pendant des années, Tim Cook a été résumé à un rôle d’opérateur : celui qui optimise la supply chain, fait tourner la machine et maximise la performance. C’est une lecture pratique mais elle reste incomplète.</p>
<p>Car sous sa direction, Apple ne s’est pas contentée d’optimiser. Elle a, en réalité, reconstruit ses fondations. Le passage à l’Apple Silicon n’est pas qu’une évolution technique. C’est une rupture stratégique. Une manière de reprendre le contrôle et de redéfinir les équilibres entre performance, intégration et indépendance.</p>
<p>La même logique se retrouve dans l’intégration toujours plus étroite entre matériel et logiciel, ou dans la volonté de maîtriser davantage sa stack technologique.</p>
<p>Rien de tout cela n’est incrémental. Ce sont des transformations structurelles. Et les structures comptent souvent plus que les lancements.</p>
<p>Apple ne fonctionne plus comme une simple entreprise produit. C’est une infrastructure. Une machine globale, optimisée, dont chaque couche dépend des autres.</p>
<p>À cette échelle, les changements ne viennent plus forcément de ruptures visibles. Ils naissent d’évolutions plus profondes, plus lentes, parfois moins spectaculaires, mais bien plus déterminantes.</p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/1777038832005-h5wae7s.jpg" alt="©️ Apple" /></p>
<h2>Ce qu’un ingénieur peut encore changer</h2>
<p>C’est dans ce contexte que John Ternus arrive.</p>
<p>La vraie question n’est pas de savoir s’il sera meilleur ou moins bon que ses prédécesseurs. À ce niveau, cette comparaison n’a plus vraiment de sens. La question est ailleurs : que fait un ingénieur quand la machine fonctionne déjà presque parfaitement ?</p>
<p>On peut aussi regarder du côté des zones où Apple n’est pas encore totalement stabilisée. La gamme autour de l’Apple Vision Pro reste en phase d’exploration. Apple Intelligence, de son côté, n’en est encore qu’à ses premières itérations, voir un échec pour une partie de la communauté.</p>
<p>Ce sont deux terrains où l’enjeu n’est pas encore d’optimiser, mais de trouver le bon niveau d’usage.</p>
<p>Dans la XR, notamment, la différence ne se fait pas sur la démonstration. Elle se joue dans la capacité à rendre quelque chose immédiatement compréhensible, utile, presque évident. Ce n’est pas seulement une question de technologie. C’est une question de lecture du réel.</p>
<p>Mais cette lecture ne suffit pas. Une plateforme, aussi maîtrisée soit-elle, n’existe réellement que si les développeurs s’en emparent. Sans eux, elle disparaît.</p>
<h2>Les derniers terrains d’incertitude</h2>
<p>C’est aussi ce qui rend le profil de John Ternus intéressant. Il a commencé sa carrière dans une startup liée à la réalité virtuelle.</p>
<p>Est-ce que cela peut infléchir la manière dont Apple abordera ces nouveaux terrains ? Accélérer le Vision Pro en le ramenant vers des usages plus concrets, plus ancrés ? Ou est-ce que même ces initiatives finiront par être absorbées par la logique d’un système déjà extrêmement structuré ?</p>
<p>Continuer à affiner la machine, à intégrer, à optimiser encore davantage ? Ou s’en servir comme point d’appui pour quelque chose de plus radical, plus proche de l’ADN des débuts porté par Steve Jobs ?</p>
<p>Pas un retour en arrière. Le contexte n’est plus le même. Mais un changement qui repartirait, à nouveau, du produit lui-même plutôt que de l’organisation autour.</p>
<p>Car si l’ère Cook a été celle de la construction d’une machine parfaitement maîtrisée, celle de Ternus pourrait être celle de la redéfinition de ce que cette machine est capable de devenir.</p>
<p>Ou peut-être que rien ne changera. Peut-être qu’Apple a atteint une forme d’équilibre. Une échelle où le coût du changement radical dépasse ce qu’il pourrait apporter. Où l’innovation devient incrémentale, non pas par manque d’idées, mais par choix structurel.</p>
<p>C’est une question qu’on retrouve dans beaucoup d’organisations aujourd’hui : à partir d’un certain niveau d’optimisation, innover ne consiste plus à ajouter, mais à redéfinir.</p>
<p>L’innovation n’est pas ce qui impressionne, mais ce qui reste quand l’effet disparaît.</p>
<p>C’est probablement là que tout va se jouer.</p>
]]></content:encoded>
            <category>apple</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Le futur se dessine… mais avons-nous encore la main ?]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/le-futur-se-dessine-mais-avons-nous-encore-la-main</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/le-futur-se-dessine-mais-avons-nous-encore-la-main</guid>
            <pubDate>Tue, 08 Jul 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[L’IA bouscule tout. Et si le vrai enjeu, c’était notre place dans l’humanité de demain ?]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/the-future-sketches-itself-and-we-have-we-lost-the-pen">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Nous pensions maîtriser le numérique. En réalité, nous n&#39;en étions qu&#39;aux balbutiements.</p>
<p>L&#39;IA a remis l&#39;église au centre du village. Plutôt que d&#39;en débattre sereinement pour envisager l&#39;avenir, les camps s&#39;opposent, s&#39;entredéchirent... sous le regard rassuré des grandes entreprises du secteur.</p>
<p>Je ne juge pas. Je ne détiens aucune vérité absolue. Juste un petit français, graphiste, qui s&#39;interroge pour lui et sa famille : et demain, que va-t-il se passer ?</p>
<h2>Diviser pour mieux régner.</h2>
<p>Cette phrase, d&#39;apparence un peu barbare, qui a traversé les âges, résume probablement bien le problème.</p>
<p>Beaucoup de sujets vont et viennent au fil des semaines et des mois. Pourtant, malgré notre intelligence et notre capacité à communiquer, nous peinons à dialoguer sereinement et à accepter des points de vue différents du nôtre.</p>
<p>Nous oublions que notre force ne réside pas dans l&#39;uniformité de nos pensées, mais dans notre capacité à dialoguer et à avancer ensemble.</p>
<p>L&#39;IA n&#39;échappe pas à cette fracture.</p>
<p>Comme je l&#39;ai écrit dans un autre article, elle peut être un formidable levier pour le progrès, notamment en médecine ou en écologie. Mais elle menace aussi des emplois et redistribue les cartes sur bon nombre de sujets.</p>
<p>Faut-il l&#39;ignorer ? L&#39;adopter ? S&#39;en méfier ?</p>
<p>Honnêtement, je ne sais pas. Mes pensées s&#39;entrechoquent et je ne me sens pas légitime aujourd&#39;hui pour y apporter une réponse claire.</p>
<p>Mais une chose est sûre : il faut bien commencer quelque part.</p>
<p>L&#39;histoire nous a déjà montré la voie, nous a déjà confronté à des périodes de changement. Et pourtant, nous peinons toujours à apprendre et à nous asseoir autour d&#39;une table pour construire l&#39;avenir.</p>
<h2>Est-ce la fin de l&#39;insouciance ?</h2>
<p>Mes parents me racontent souvent que, à mon âge, ils ne se souciaient pas forcément du lendemain. Le travail était là, les salaires suivaient, la vie avançait sans angoisse existentielle.</p>
<p>Est-ce encore vrai aujourd&#39;hui ? Je ne le pense pas.</p>
<p>Nous avons gagné en opportunités. Nous pouvons lancer des projets de n&#39;importe où, apprendre à une vitesse fulgurante grâce à Internet... et maintenant, l&#39;IA accélère encore plus le rythme.</p>
<p>Mais avons-nous vraiment gagné au change ?</p>
<p>Plus de facilité, oui. Mais en échange, n&#39;avons-nous pas davantage de précarité ?</p>
<p>Loin de moi de critiquer ou de faire mon vieux ronchon au fin fond de ses montagnes en Franche-Comté, mais ne sommes-nous pas en train de laisser beaucoup de gens sur le bord de la route ?</p>
<p>Internet a connecté le monde entier... pourtant, nous n&#39;avons jamais été aussi seuls.</p>
<p>Pourquoi serait-ce différent avec l&#39;IA ?</p>
<p>Adapte-toi ou meurs.</p>
<p>Cette maxime est brandie sur les réseaux sociaux par ceux qui, ironiquement, pourraient être les premiers à disparaître. Brandie envers les gens qui osent poser une simple question : Allons nous dans le bon sens ou non.</p>
<p>Ils chantent à tue-tête qu&#39;ils peuvent remplacer des métiers... Mais si c&#39;est si facile, qui aura encore besoin d&#39;eux demain ?</p>
<p>Personne ne sait où nous allons.</p>
<p>Adulé hier, le métier de  prompt engineer  est déjà en déclin. Demain l&#39;IA sera capable de comprendre ce que l&#39;on souhaite. Les grandes entreprises comme OpenAI cherchent l&#39;efficacité : moins de frictions, plus d&#39;utilisateurs, plus de profits.</p>
<p>Ceux qui croient contrôler la vague risquent d&#39;être engloutis.<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268667036-325ff607-8ed9-42f7-9bcf-16996ca90cc5_1500x1000.jpeg" alt="" /></p>
<h2>Faut-il se résigner ?</h2>
<p>Que nous le voulions ou non, l&#39;IA est là.</p>
<p>Chaque révolution technologique a suivi le même schéma. Le fait d&#39;être en 2025 ne change rien à l&#39;histoire.</p>
<p>Nous en vivons une aujourd&#39;hui ponctuée de défis majeurs. Crise écologique, tensions géopolitiques, maladies qui commencent de plus en plus tôt...</p>
<p>Et si c&#39;était l&#39;occasion de revenir à l&#39;essentiel ? De se dégager du temps pour des sujets qui nous tiennent vraiment à coeur ?</p>
<p>L&#39;IA va remplacer des métiers. C&#39;est un fait. Mais ne pourrait-elle pas devenir une assistante personnelle, nous aidant à nous consacrer enfin à ces projets sans cesse repoussés ? Ceux que nous n&#39;avons jamais osé entreprendre pour des raisons financières ou alimentaires. Des projets qui auraient un véritable impact, pour nous et pour ceux qui nous entourent.</p>
<p>De nous cultiver, d&#39;apprendre plus facilement, pour nous réapproprier notre indépendance. À redevenir une société de liens plutôt qu&#39;une somme d&#39;individus isolés.</p>
<p>Finalement, l&#39;IA ne nous oblige-t-elle pas à nous confronter à nous-mêmes ?</p>
<p>Le problème ne vient-il pas du fait que nous prenons conscience de la fin de notre insouciance ? De la crainte de ce que demain pourrait nous réserver ?</p>
<p>Le 20 janvier 1961, John Fitzgerald Kennedy a partagé lors de son investiture  Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays .</p>
<p>N&#39;est-il pas temps de prendre nos responsabilités et de ne plus dépendre de politiques dépassées, quel que soit leur bord ?</p>
<p>Peut-être que le véritable sujet n&#39;est pas  Quel est notre avenir professionnel ?  mais plutôt  Quelle est notre place dans l&#39;humanité de demain ? Notre Humanité. </p>
<h2>Et Maintenant ?</h2>
<p>En écrivant ces lignes, des idées me viennent. Autant les partager !</p>
<p>Pourquoi ne pas repenser l&#39;usage des NFTs, non pas comme un outil spéculatif, mais pour protéger les créateurs ? Aujourd&#39;hui la question est sur la table. Avec les IA de recherche comme Perplexity ou Qwant Next, comment garantir des revenus aux sites web dont les contenus sont utilisés ?</p>
<p>Les IA open-source, installables en local via LM Studio, pourraient-elles être la vraie alternative ? Un écosystème personnel, souverain, indépendant où nos notes, notre journal et nos créations pourraient devenir un terreau fertile dans notre propre intérêt et pas celui des autres.</p>
<p>En parlant d&#39;open-source... Linux ? Et si l&#39;Europe prenait enfin le virage de l&#39;indépendance numérique avec une distribution simple, élégante et performante pour le commun des mortels ? Fonctionnant d&#39;abord sur mobile puis sur tablette et pour finir sur ordinateur. De challenger à leader ? Et pourquoi pas. Beaucoup de choses nous paraissaient impossibles jusqu&#39;à aujourd&#39;hui...</p>
<p>Tant de questions. Comme toujours.</p>
]]></content:encoded>
            <category>ia</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Éphémère : Et si tout s’effaçait demain ?]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/ephemere-et-si-tout-s-effacait-demain</link>
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            <pubDate>Sun, 06 Jul 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Pinterest, IA, plateformes : que reste-t-il quand nos repères s’effacent ? Un voyage vers plus de maîtrise personnelle.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/ephemeral-what-if-everything-disappeared">🇬🇧 Article en anglais</a></p>
<p>L&#39;inspiration. Un sujet en apparence anodin, et pourtant, il m&#39;a poussé à divaguer et à réfléchir à une réalité plus large.</p>
<p>Tout est éphémère. Et ne pas s&#39;y préparer peut être dévastateur.</p>
<h2>Comment en suis-je arrivé là ?</h2>
<p>Je suis né en 1991. J&#39;ai eu la chance de voir évoluer la technologie, du Nokia 3310 et des forfaits internet limités à un téléphone plus puissant qu&#39;un ordinateur, glissé dans notre poche. Aujourd&#39;hui, un simple accès à internet suffit pour atteindre une infinité de connaissances. Et avec des outils comme Perplexity, la recherche est plus rapide que jamais...</p>
<p>J&#39;avais cette impression de liberté, comme si internet nous appartenait.</p>
<p>L&#39;habitude que nous a donné le web dans notre quotidien est en train d&#39;être challenger avec l&#39;arrivée de l&#39;IA, entre autres.</p>
<p>Certains y adhèrent pleinement, d&#39;autres la rejettent. Moi ? J&#39;ai un avis mitigé sur la question.</p>
<p>Comme le nucléaire, l&#39;IA peut être une source de progrès ou une menace. Tout dépend de son usage. Mais cela peut-être le sujet d&#39;un autre article.</p>
<p>Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous. Mais le déclic ne va pas tarder à arriver.</p>
<p>Chaque jour, j&#39;ai ma routine : naviguer sur Pinterest, Behance et d&#39;autres plateformes pour m&#39;inspirer. Mais depuis quelque temps, tout me semble moins naturel, surtout sur Pinterest.</p>
<p>Et puis, les règles deviennent imprévisibles. J&#39;utilisais Pinterest pour rassembler des références de dessin, comme la Gesture, mais certaines images sont maintenant supprimées alors qu&#39;elles ne posaient jusqu&#39;alors aucun problème artistiquement parlant.</p>
<p>Des heures de recherche perdues alors que le temps est la ressource la plus précieuse que nous avons, et la menace aussi de voir mon compte disparaître à tout moment plane en permanence.</p>
<p>Nous pouvons être en désaccord et frustrés. Mais ce que nous avons oublié, surtout ceux d&#39;entre nous qui ont connu les débuts d&#39;Internet, c&#39;est qu&#39;il ne nous appartient pas.</p>
<p>Tout contenu peut disparaître, que ce soit par une décision de plateforme, une réglementation ou simplement le choix d&#39;un créateur de tout effacer. Combien de fois ai-je vu des articles précieux s&#39;évanouir du jour au lendemain ?<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268667674-37b77320-3383-4a81-b729-eb57d46ad639_1500x1000.jpeg" alt="" /></p>
<h2>Le retour du local</h2>
<p>Dernièrement, j&#39;ai écrit un article intitulé  <a href="https://metahussardfr.substack.com/p/la-chimere-des-outils-parfaits">La chimère des outils parfaits</a> , où je partageais comment j&#39;ai trouvé une méthode de gestion des notes et des tâches qui me convient.</p>
<p>À partir de cette réflexion et de mon regard sur la fragilité de ce qui nous entoure, je me suis lancé dans la quête d&#39;un flux de travail qui préserverait mes heures de recherche et éviterait que les contenus que je trouve intéressant ne partent en fumée.</p>
<p>Pour cela, je me suis diriger sur deux applications - Obsidian et Eagle.</p>
<p>Eagle est un logiciel qui permet de collecter, rechercher et organiser ses fichiers (images, etc.) en un seul endroit. C&#39;est un peu comme Pinterest, mais en local, avec encore plus de fonctionnalités.</p>
<p>Dorénavant, au lien d&#39;enregistrer mes trouvailles sur Pinterest, je le fais sur Eagle. Tout est en local et je reste le seul maître à bord.</p>
<p>Mais une faille persiste. Le logiciel n&#39;est pas open-source et peut disparaître du jour au lendemain.</p>
<p>C&#39;est pourquoi, en plus d&#39;Eagle, je me suis tourné vers Obsidian, aussi bien pour mes notes que pour archiver mes inspirations.</p>
<p>Pour les notes, j&#39;ai simplement créé un Vault avec un minimum de plugins pour rester proche de l&#39;expérience Bear. À l&#39;avenir, le plugin  FolderFile-Splitter  offrira une gestion par tags, rendant l&#39;organisation des fichiers plus souple. J&#39;espère qu&#39;il fonctionnera sur le même principe que Bear.</p>
<p>Pour l&#39;instant, je reste sur Bear. L&#39;application me convient parfaitement, me permet d&#39;exporter en Markdown si besoin, et la synchronisation via iCloud Drive est fluide. Il faudrait qu&#39;Apple disparaisse ou prenne une décision radicale pour que cela devienne problématique.</p>
<p>Pour les images, j&#39;ai créé un autre Vault avec le plugin  Media Companion . Il génère une galerie regroupant toutes nos images et permet d&#39;effectuer des recherches par tags, extensions de fichier ou même par couleur. De plus, la barre latérale offre la possibilité d&#39;ajouter diverses informations comme des notes ou des tags.</p>
<p>Quoi qu&#39;il en soit, j&#39;aurai toujours une solution de secours fonctionnelle.</p>
<h2>Mieux vaut prévenir que guérir</h2>
<p>Ce n&#39;est pas un réquisitoire contre X ou Y, juste des pensées qui surgissent. Comme le dit le dicton : mieux vaut prévenir que guérir.</p>
<p>Il y a encore quelque temps, certaines choses semblaient impossibles. Aujourd&#39;hui, qu&#39;est-ce qui l&#39;est vraiment ??</p>
<p>L&#39;IA et les événements récents m&#39;ont fait comprendre que rien n&#39;est acquis et que rien n&#39;est gravé dans le marbre. Ce qui était vrai hier ou aujourd&#39;hui pourrait ne plus l&#39;être demain.</p>
<p>Nous ne pouvons pas tout contrôler. Certaines choses nous échappent, c&#39;est ainsi. Mais nous pouvons nous adapter. Mieux vaut anticiper que subir.</p>
<p>Telle est la voie (j&#39;étais obligé de la placer).</p>
<p>Se rappeler que nos données ne nous appartiennent pas tant qu&#39;elles sont stockées ailleurs.</p>
<p>À nous de nous concentrer sur l&#39;essentiel et de garder à l&#39;esprit que le véritable maître du jeu, c&#39;est encore nous.</p>
]]></content:encoded>
            <category>obsidian</category>
            <category>ia</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[La chimère des outils parfaits]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/la-chimere-des-outils-parfaits</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/la-chimere-des-outils-parfaits</guid>
            <pubDate>Thu, 03 Jul 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Et si le problème n’était pas l’outil, mais notre besoin de toujours en chercher un nouveau ?]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/the-chimera-of-perfect-tools">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Il existe autant de méthodes que de personnes sur cette planète bleue. À chaque coin du web, une nouvelle approche surgit, présentée comme le miracle tant attendu.</p>
<p>Mais ne poursuivons-nous pas une chimère ?</p>
<h2>Une illusion qui nous possède ?</h2>
<p>Avant d&#39;aller plus loin, il faut que je te l&#39;avoue : me concentrer n&#39;a jamais été facile. Mon esprit est en perpétuel mouvement, toujours en quête de nouvelles pensées. Quand enfin j&#39;arrive à me poser, c&#39;est souvent grâce à la musique. Elle agit comme un catalyseur. Mais malgré ça, parfois, les idées fusent, les questions émergent, sans crier gare.</p>
<p>Aujourd&#39;hui encore, en utilisant Superlist, une question m&#39;a traversé l&#39;esprit :</p>
<p>Pourquoi suis-je revenu à quelque chose de simple pour mes notes et mes tâches ?</p>
<p>C&#39;est pour cette raison que j&#39;ai repris l&#39;écriture via le  Journaling . Cela me permet de capturer ces idées fugaces pour les décharger de mon esprit. Puis, les transformer en réflexions plus construites.</p>
<p>J&#39;ai testé d&#39;innombrables outils et méthodes : Notion, ClickUp, Obsidian enrichi de plugins en tout genre... J&#39;ai exploré toutes ces solutions avec enthousiasme, je ne regrette rien et j&#39;aime toujours autant ces outils. Mais une question s&#39;est imposée :</p>
<p>Est-ce vraiment utile ?</p>
<p>Créer des bases de données tentaculaires, accumuler des plugins, ajouter toujours plus de fonctionnalités... Est-ce que cela nous sert vraiment, à nous ?</p>
<p>Attention. Je ne reproche rien aux logiciels tels que Notion qui, au demeurant, peuvent être très utiles en équipe.</p>
<p>Est-ce que ce sont réellement des logiciels adéquates à nos besoins quand nous devons gérer nos connaissances et nos tâches ?</p>
<p>Ne sommes-nous pas comme des corbeaux fascinés par les objets brillants, croyant que le prochain outil réglera enfin tous nos problèmes et qu&#39;il sera notre salut ?</p>
<p>Avec cette interrogation en tête, j&#39;ai voulu tenter une expérience : n&#39;utiliser que les applications Apple (Notes, Rappels et Calendrier).<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268667985-a225188b-aec1-4ae5-a6b6-eb43a8799d53_1920x1280.jpeg" alt="" /></p>
<h2>Le minimalisme ne peut être la solution... et pourquoi pas ?</h2>
<p>Quand je travaille avec des clients, je vois souvent la même peur : celle du vide. Ils veulent remplir chaque espace, comme si le &quot;less is more&quot; était une menace.</p>
<p>J&#39;ai l&#39;impression que nous avons la même réaction avec nos outils que nous utilisons au quotidien.</p>
<p>Cette sensation d&#39;insuffisance nous hante : &quot;Ce n&#39;est pas assez, il me faut plus.&quot; Et nous voilà repartis à fouiller Internet pour combler ce manque, dans une boucle sans fin. Une véritable distraction.</p>
<p>C&#39;est pour cela que j&#39;ai choisi d&#39;utiliser uniquement les applications d&#39;Apple, afin de faire le point sur mes besoins réels et distinguer l&#39;essentiel du superflu.</p>
<p>Les premiers jours furent difficiles. Mes habitudes étaient ancrées. Mais peu à peu, j&#39;ai découvert une chose surprenante : je gagnais du temps. Ce que je considérais comme un système performant était en réalité une machine infernale qui consommait plus d&#39;énergie qu&#39;elle me donnait du temps.</p>
<p>Bien sûr, tout n&#39;était pas parfait avec les applications d&#39;Apple. Mais la mission était réussie :</p>
<p>Je sais maintenant ce dont j&#39;ai besoin, au lieu de courir après ce que les autres prônent.</p>
<h2>Faire simple, tout simplement.</h2>
<p>Aujourd&#39;hui, je n&#39;utilise plus les applications d&#39;Apple. Non pas qu&#39;elles ne soient pas efficaces, mais parce que d&#39;autres offrent les mêmes fonctionnalités avec un design plus soigné. Ce qui est étonnant venant d&#39;Apple, quand on y pense.</p>
<p>Pour mes notes et projets, j&#39;utilise Bear : simple, beau, et suffisamment agile pour s&#39;adapter à mon organisation pour mes notes ainsi que mes projets.</p>
<p>Pour les tâches, j&#39;hésite entre Things et Superlist, avec une préférence pour cette dernière. J&#39;ai organisé mon système autour d&#39;un dossier &quot;Camp de base&quot; contenant trois listes :</p>
<ul>
<li><strong>Focus :</strong> Les tâches à faire aujourd&#39;hui. J&#39;y ajoute une section &quot;Terminé ✅&quot; pour suivre mes avancements. Un récapitulatif hebdomadaire me permet de garder une vue d&#39;ensemble et d&#39;éviter cette impression de ne jamais en faire assez.</li>
<li><strong>Camp de base :</strong> Trois sections. &quot;Cette semaine&quot; (tâches possibles si j&#39;avance plus vite dans la liste Focus), &quot;Plus tard&quot; (sans date précise), et &quot;En pause&quot; (projets mis de côté pour ne pas encombrer mon esprit).</li>
<li><strong>Université :</strong> Pour suivre mes formations en cours.</li>
</ul>
<p>Quant à mon calendrier, je reste sur celui d&#39;Apple, en bloquant mes plages horaires par thèmes (focus, routine, université...) et en me référant à Superlist pour les tâches qui y sont associées.</p>
<p>Aujourd&#39;hui, c&#39;est ce qui fonctionne pour moi.</p>
<p>Ce qui est essentiel, c&#39;est de trouver son propre système. Pas celui du voisin. Pas celui vendu comme &quot;la méthode ultime&quot;.</p>
<p>Trouver une méthode qui nous convienne est un long voyage parsemé d&#39;embûches. Mais chaque fois que le syndrome de l&#39;objet brillant refait surface, une phrase me revient en tête :</p>
<p>Une simple feuille de papier peut suffire pour gérer ses tâches. Ni plus, ni moins. </p>
]]></content:encoded>
            <category>productivité</category>
            <category>pkm</category>
            <category>app</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Changement de paradigme sur le Web ?]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/changement-de-paradigme-sur-le-web</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/changement-de-paradigme-sur-le-web</guid>
            <pubDate>Tue, 01 Jul 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[WordPress, Webflow, Substack, Ghost… Et si le web vivait un nouveau tournant ? Une réflexion entre nostalgie et curiosité.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/paradigm-shift-on-the-web">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p><strong>2013.</strong> Je sortais de mes études en graphisme. La mission ? Présenter mes travaux pour trouver un emploi.</p>
<p>La question du  site en dur  ou  WordPress  s&#39;est vite posée. À l&#39;époque, une bataille faisait rage : pouvait-on vraiment utiliser WordPress de manière professionnelle ? Beaucoup en doutaient. Mais l&#39;avenir a tranché.</p>
<h2>Mais cette solution est-elle toujours viable ?</h2>
<p>C&#39;est la question que je me pose ces temps-ci. Cela fait un moment que je n&#39;ai plus écrit d&#39;article sur mon blog ou que je n&#39;utilise pas mon site de manière proactive. Ça m&#39;a permis de prendre de la hauteur et de sortir un peu la tête du guidon.</p>
<p><strong>Concernant le blog, j&#39;en ai parlé dans <a href="https://kevinbarbier.writizzy.com/p/et-si-substack-devenait-le-wordpress-d-il-y-a-10-ans">cette article</a></strong> </p>
<p>J&#39;aime apprendre. J&#39;aime expérimenter. Cela m&#39;a rendu polyvalent. Mais cela m&#39;a aussi confronté à de nombreuses remises en question. Des outils, des méthodes... Pour le meilleur et pour le pire.</p>
<p>Et le web n&#39;a pas échappé à la règle.</p>
<p>Les nouvelles plateformes comme Webflow et Framer proposent des solutions intuitives et efficaces. Certes, elles coûtent plus cher qu&#39;un hébergement classique. Mais en échange, plus de souci de mises à jour de plugins, de base de données...</p>
<p>Reste la question de la souveraineté des données. Avec le SaaS, on confie toujours un peu son indépendance à une entreprise, souvent étrangère, dont les décisions peuvent impacter notre accès et notre contrôle sur nos propres contenus. Webstudio, alternative open source à Webflow, pourrait être une réponse. Mais je ne l&#39;ai pas encore testé.</p>
<p>De l&#39;autre côté, notre manière de consommer le web a aussi changé.</p>
<p>Parmi ces nouvelles façons de publier du contenu, Substack permet de publier articles et newsletters tout en facilitant la monétisation. On peut aussi y partager des pensées, façon X ou Bluesky, gardant un lien direct avec sa communauté. Moins de friction, plus de connexion.</p>
<p>Ghost est une alternative qui propose une approche similaire, sans la partie réseau social.<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268668330-e8f9c9fc-3443-438e-82b5-99af2502cdb8_1920x1080.jpeg" alt="" /></p>
<h2>Cette histoire me rappelle étrangement une autre époque...</h2>
<p>Quand WordPress est arrivé, beaucoup le voyaient comme une solution fragile face aux sites codés à la main. Aujourd&#39;hui, il alimente plus de 40 % du web.</p>
<p>Je ne dis pas que WordPress est la solution ultime. Mais il a répondu à un besoin. Un besoin qui, aujourd&#39;hui, évolue encore.</p>
<p>Le web devient un terrain de jeu où chacun choisit ses outils selon ses attentes. Et avec l&#39;explosion des outils dopés à l&#39;IA, tout s&#39;accélère.</p>
<p>J&#39;ai l&#39;impression de revivre 2013, avec la même question, mais des paramètres différents.</p>
<p>Dois-je continuer avec WordPress ? Ou adopter un duo plus agile comme Webflow et Substack / Ghost et Substack / Webstudio et Substack ?</p>
<p>Sommes-nous en plein changement de paradigme ? Peut-être. Peut-être pas.</p>
<p>Une chose est sûre : le web bouge à une vitesse affolante. C&#39;est vertigineux.</p>
<p>Je n&#39;ai pas encore trouvé la solution idéale. Toutes les questions n&#39;ont pas encore trouvé de réponses.</p>
<p>Pour l&#39;instant, j&#39;observe. Avec une pointe de nostalgie, mais surtout, avec beaucoup de curiosité.</p>
]]></content:encoded>
            <category>webflow</category>
            <category>wordpress</category>
            <category>substack</category>
            <category>framer</category>
            <category>ghost</category>
            <category>web</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Pocket, c’est fini. Et avec lui, un morceau de ma mémoire numérique.]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/pocket-c-est-fini-et-avec-lui-un-morceau-de-ma-memoire-numerique</link>
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            <pubDate>Sun, 29 Jun 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Mozilla abandonne Pocket. Une occasion de questionner nos dépendances invisibles.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/pocket-shutting-down-digital-memory">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Mozilla vient d&#39;annoncer la fin de Pocket. En lisant la nouvelle, j&#39;ai ressenti une certaine frustration.</p>
<p>Cela me touche d&#39;autant plus que j&#39;aimais profondément cette application. Je m&#39;étais même réjoui de la voir rejoindre le giron de la fondation Mozilla, un gage de longévité, pensais-je.</p>
<p>Mais surtout, j&#39;avais choisi ma liseuse Kobo pour cette raison : pouvoir lire mes articles sauvegardés via Pocket.</p>
<p>C&#39;était devenu un petit rituel : envoyer des articles depuis mon navigateur, puis les retrouver plus tard, confortablement installé, loin du téléphone et de l&#39;ordinateur.</p>
<p>Une façon de reprendre le temps, de garder une trace des choses qui m&#39;avaient touché, intrigué, interpellé. Pocket, pour moi, ce n&#39;était pas juste une appli : c&#39;était une extension de ma mémoire.<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268668899-6b4e7455-140f-4a1b-864e-c5a29b61a457_1200x630.png" alt="" /></p>
<h2>Toutes les bonnes choses ont une fin, n&#39;est-ce pas ?</h2>
<p>Il y a quelques mois, j&#39;avais écrit ailleurs : &quot;Éphémère : Et si tout disparaissait demain ?&quot;</p>
<p>Aujourd&#39;hui, ce n&#39;est plus une hypothèse abstraite. Même si j&#39;ai encore le temps de transférer mes données, cette annonce agit comme une piqûre de rappel : Les données ne sont jamais vraiment à nous si elles sont sur des serveurs.</p>
<p>Rien n&#39;est vraiment garanti. Même avec une Fondation comme Mozilla.</p>
<p>Et chaque choix que l&#39;on fait dans nos usages numériques vient avec une question sous-jacente, souvent oubliée...</p>
<h2>Suis-je prêt à ce que cet outil disparaisse demain ?</h2>
<p>Depuis quelque temps, j&#39;essaie de construire un écosystème numérique plus durable. Markdown, formats ouverts, outils exportables.</p>
<p>Pas par paranoïa.</p>
<p>Mais parce que je n&#39;ai plus envie d&#39;attacher mes usages, mes souvenirs, mes données à une plateforme qui peut m&#39;échapper sans prévenir.</p>
<p>J&#39;aborderai tout cela plus en détail dans &quot;Ephemeral&quot;, un texte que je republierai bientôt ici.</p>
<p>Car tout l&#39;est, en ligne : éphémère. Et parfois, ça fait du bien de l&#39;admettre. De s&#39;y préparer.</p>
<p>Alors non, je ne vais pas militer contre toutes les apps propriétaires. Mais je vais continuer à me demander :</p>
<ul>
<li>Est-ce que je peux récupérer mes données facilement ?</li>
<li>Est-ce que je peux passer à un autre outil sans tout perdre ?</li>
<li>Est-ce que je choisis cet outil pour sa promesse... ou pour son écosystème fermé ?</li>
</ul>
<p>Il ne s&#39;agit pas d&#39;avoir des réponses parfaites. Mais juste de garder un peu de lucidité dans un monde qui va très vite. Et peut-être aussi... un peu d&#39;autonomie.</p>
<p>Aujourd&#39;hui, Pocket disparaît.</p>
<p>Mais ce n&#39;est pas grave car ça me pousse à regarder autrement mes outils, mes habitudes, mes dépendances numériques.</p>
<p>Êtes-vous prêts si demain votre outil préféré disparaît ? Moi même, en y étant préparer, j&#39;ai été un peu pris de court.</p>
<h2>Mais alors... As-tu des alternatives ?</h2>
<p>Heureusement, il en existe.</p>
<p>Voici une petite sélection que je suis en train d&#39;explorer. Je vous invite à tester de votre côté et à me faire vos retours :</p>
<ul>
<li><strong>Raindrop.io</strong> - Visuellement élégante, fluide, agréable à utiliser. Elle permet de classer ses favoris avec soin, et propose une bonne expérience de lecture.</li>
<li><strong>Wallabag</strong> - Projet open source, auto-hébergeable ou hébergé directement par l&#39;équipe de Wallabag.</li>
<li><strong>GoodLinks</strong> - Une app rapide, minimaliste, exclusivement sur l&#39;écosystème Apple. Pas d&#39;abonnement, stockage local, synchronisation iCloud. Pour une approche simple, stable et sans distraction.</li>
<li><strong>Quiche Reader</strong> - Encore discrète, mais prometteuse. Interface minimaliste et élégante. Uniquement dispo sur Apple pour l&#39;instant, à surveiller.</li>
</ul>
<p>Mais il y a une autre solution, au-delà des applications traditionnelles.</p>
<p>Si vous utilisez Obsidian, vous pouvez configurer un Web Clipper pour sauvegarder les pages web directement dans votre Vault. Ce n&#39;est peut-être pas aussi &quot;clés en main&quot;, mais cela donne un meilleur contrôle dans le temps.</p>
<p>Et parfois, c&#39;est ce qu&#39;on cherche : un espace à soi, qui dure.</p>
]]></content:encoded>
            <category>app</category>
            <enclosure url="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268668899-6b4e7455-140f-4a1b-864e-c5a29b61a457_1200x630.png" length="0" type="image/png"/>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Et si Apple achetait Unity ? Une idée pas si folle.]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/et-si-apple-achetait-unity-une-idee-pas-si-folle</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/et-si-apple-achetait-unity-une-idee-pas-si-folle</guid>
            <pubDate>Thu, 26 Jun 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Apple pourrait-il acheter Unity ? Une hypothèse pas si absurde, et une réflexion sur notre liberté de créer.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/what-if-apple-bought-unity">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Il y a quelques temps, au détour d&#39;une discussion avec un ami, on s&#39;est mis à délirer un peu pendant le procès avec Epic Games :</p>
<blockquote>
<p>&quot;Imagine, Apple rachète Unity.&quot;</p>
</blockquote>
<p>On a souri. Ça semblait gros. Un peu trop visionnaire, même pour nous.</p>
<p>Et puis j&#39;ai lu cet <a href="https://80.lv/articles/analyst-suggests-apple-might-be-considering-buying-unity-after-legal-defeat-to-epic-games">article</a>. Un analyste propose sérieusement cette hypothèse : Apple pourrait envisager d&#39;acquérir Unity, notamment à la lumière de ses tensions avec Epic Games. Et la marque à la pomme a récemment racheté RAC7, le studio derrière Sneaky Sasquatch.</p>
<p>Et là, quelque chose a résonné.</p>
<p>Non pas parce que j&#39;y crois dur comme fer, mais parce que finalement je me rends compte que nous ne sommes pas les seuls à le penser. Même si ce n&#39;est fondé sur rien et ce n&#39;est que des &#39;hypothèses farfelues&#39;.</p>
<p>Mais comme on dit... Il n&#39;y jamais de fumée sans feu.</p>
<h2>Apple ne vendra pas du matériel éternellement.</h2>
<p>On le sent depuis un moment : Apple ne pourra pas éternellement miser sur le hardware pour croître. Ils l&#39;ont compris eux-mêmes. Ils vantent des puces plus durables, plus efficientes, et revendiquent des engagements &quot;verts&quot;.</p>
<p>Donc, en parallèle, ils développent des services : Apple TV+, Apple Arcade, Fitness+, iCloud, etc. Ils misent sur les contenus, même si certains d&#39;entre eux ne sont pas encore rentables (Apple TV+ notamment), bien qu&#39;ils soient largement appréciés par les utilisateurs.<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268669274-c13a1949-1257-499d-a63c-3914a3d39224_1920x1062.jpeg" alt="" /> Credit : Apple.</p>
<p>Et avec le lancement du Vision Pro, un virage XR est amorcé, un nouveau territoire, où l&#39;expérience compte autant que la technologie.</p>
<p>Mais dans cet espace, il manque encore quelque chose : les outils de création.</p>
<h2>Créer pour Apple... avec les outils d&#39;un autre ?</h2>
<p>Aujourd&#39;hui, pour créer en XR, en spatial computing ou en AR, les développeurs, moi y compris, utilisent principalement des moteurs comme Unity et/ou xcode. Or, Apple a tout intérêt à sécuriser une plateforme qui lui permettrait de faciliter la création dans son propre écosystème.</p>
<p>Et c&#39;est là que l&#39;idée d&#39;un rachat de Unity prend une autre dimension. Ce ne serait pas juste un coup financier. Ce serait une stratégie d&#39;ancrage.</p>
<p>Meta, par exemple, a lancé Horizon Worlds avec un éditeur complet, conçu pour bâtir des univers en réalité virtuelle à l&#39;aide d&#39;outils avancés : génération assistée par IA, scripts en TypeScript, PNJ interactifs, importation de modèles 3D...</p>
<p>L&#39;objectif est clair : contrôler à la fois la plateforme et les outils de création.</p>
<p>C&#39;est aussi ce que propose Snap avec son Lens Studio : une application puissante, pensée dès le départ pour les artistes et les développeurs qui conçoivent des expériences en réalité augmentée.</p>
<p>Dans cette logique, Apple, fidèle à son modèle d&#39;intégration verticale, pourrait très bien vouloir un moteur &quot;maison&quot; ou maîtrisé. Unity, avec sa base d&#39;utilisateurs massive, sa compatibilité avec le Vision Pro, et son ADN multiplateforme, ferait sens.</p>
<h2>Quel serait le signal pour les créateurs ?</h2>
<p>En tant que freelance travaillant sur Unity pour des projets XR, cette hypothèse me touche directement.</p>
<p>Je m&#39;interroge :</p>
<ul>
<li>Est-ce que cela rendrait la création plus fluide dans l&#39;écosystème Apple ?</li>
<li>Ou est-ce qu&#39;au contraire, cela réduirait encore l&#39;autonomie des développeurs ?</li>
<li>Est-ce que ce serait le coup de pouce qui &quot;protégerait&quot; Unity dans un contexte de plus en plus concurrentiel avec Unreal ?</li>
</ul>
<p>Je n&#39;ai pas les réponses. Mais je sais que ce genre de mouvements transforme profondément le paysage de la création numérique. On passe d&#39;une époque où les outils étaient neutres, indépendants, à une ère où ils sont absorbés par les plateformes. Où la liberté de créer devient conditionnée par l&#39;environnement choisi.</p>
<p>Ce qui m&#39;étonne le plus, ce n&#39;est pas que cette rumeur circule.</p>
<p>C&#39;est qu&#39;on en ait parlé, entre amis, presque en plaisantant, et que quelques mois plus tard, d&#39;autres commencent &#39;à la prendre au sérieux&#39;.</p>
<p>Ça me rappelle qu&#39;en matière de tech, d&#39;outils, et d&#39;imaginaires... nos intuitions ne sont pas toujours aussi farfelues qu&#39;elles en ont l&#39;air.</p>
<p>Peut-être qu&#39;on capte quelque chose dans l&#39;air. Peut-être que les scénarios qu&#39;on imagine sont déjà en train de s&#39;écrire quelque part.</p>
<p>Et vous, est-ce que ce genre de mouvement vous inquiète ou vous inspire ? Est-ce que vous vous sentez encore libres de créer comme vous l&#39;entendez, ou de plus en plus liés à des écosystèmes que vous ne contrôlez plus ?</p>
]]></content:encoded>
            <category>unity</category>
            <category>apple</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[IA : sommes-nous encore aux commandes ?]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/ia-sommes-nous-encore-aux-commandes</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/ia-sommes-nous-encore-aux-commandes</guid>
            <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Et si l’IA, au lieu de nous aider, nous éloignait doucement de nous-mêmes ?]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/ai-are-we-still-in-control">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Depuis quelques jours, je sors lentement d&#39;un trop-plein.</p>
<p>Je me suis lancé dans l&#39;exploration des nouvelles versions d&#39;outils IA. Pas forcément pour les adopter, mais parce que j&#39;aime comprendre : comment ça fonctionne, ce que ça change... et surtout, pourquoi on devrait s&#39;y intéresser.</p>
<p>Dernièrement, O3 Pro est arrivé. Plus puissant, plus rapide, plus tout.</p>
<p>Mais une question m&#39;est venue, presque en sourdine : &quot;Est-ce qu&#39;on va vraiment dans la bonne direction ?&quot;</p>
<p>Pas le vertige de l&#39;excitation. Mais celui du décalage. Le sentiment de courir derrière quelque chose que je ne suis pas sûr d&#39;avoir demandé.</p>
<p>Les versions s&#39;enchaînent avant même qu&#39;on ait eu le temps d&#39;apprivoiser la précédente. Les géants de la tech nous poussent à rester à la pointe, sous peine de &quot;prendre du retard&quot;. Mais a-t-on sincèrement besoin d&#39;autant de puissance ? D&#39;autant d&#39;options ? Et surtout : au service de quoi ? </p>
<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268669846-5e7b8502-771c-4773-9ee7-847895b90c7e_1920x1280.jpeg" alt="" /></p>
<h2>Une accélération qui nous dépasse</h2>
<p>À force de viser plus haut, plus vite, plus fort... on oublie parfois l&#39;essentiel : à quoi ça sert, pour qui, et pourquoi ?</p>
<p>Je ressens une forme de saturation.</p>
<p>J&#39;observe autour de moi un malaise diffus. Beaucoup se sentent dépassés. Fatigués. Coincés entre fascination et épuisement. La fracture s&#39;agrandit entre ceux qui suivent l&#39;élan technologique à la seconde... et ceux qui, déjà, décrochent sans oser le dire.</p>
<p>Comme si l&#39;IA ne nous augmentait pas, mais nous avalait. On pensait qu&#39;elle allait nous faire gagner du temps, et pourtant, on en fait plus qu&#39;avant, sans vraiment se poser.</p>
<p>Avant, sur ChatGPT, il n&#39;y avait qu&#39;une version. Maintenant, il y en a plusieurs. Et demain ? Jusqu&#39;où ira cette montée en puissance ?</p>
<p>Et si, au lieu de courir après la version la plus performante, on apprenait à mieux utiliser celle qui nous suffit vraiment ? Ça me rappelle les outils miracles de la productivité. On empile des apps, des méthodes... alors qu&#39;un stylo et un carnet font souvent mieux le job. Et si c&#39;était pareil avec l&#39;IA ?</p>
<h2>Et si le futur n&#39;était pas spectaculaire, mais simple ?</h2>
<p>Peut-être que l&#39;avenir n&#39;est pas dans la puissance brute, mais dans l&#39;usage juste. Pas dans l&#39;effet wow, mais dans l&#39;intégration douce. Une IA qui comprend nos élans. Pas une force qui les écrase. Une extension de soi. Pas une distraction permanente.</p>
<p>Et si, à force d&#39;augmenter nos outils, on perdait ce qu&#39;ils étaient censés amplifier : notre attention, notre discernement, notre capacité à créer du lien ?</p>
<p>Peut-être que le vrai tournant viendra de là. De Siri, de Gemini, ou d&#39;une IA qui ne brille pas, mais qui accompagne. Intégrée dans nos appareils, nos gestes, nos usages.</p>
<p>Tout le monde se moque d&#39;Apple Intelligence. Mais peut-être qu&#39;ils posent, lentement, les bases d&#39;un équilibre plus sain. Oui, leur approche &quot;respect des données&quot; semble parfois être une faiblesse.</p>
<p>Mais je crois qu&#39;à terme... ce sera peut-être leur plus grande force.<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268670205-bf706f22-6b9d-4c49-9905-6ac4a65ae09a_1920x1371.jpeg" alt="" /> Credit : Apple</p>
<h2>Ralentir, choisir, rester humain</h2>
<p>Je n&#39;ai pas de vérité à proposer. Juste une envie profonde : ralentir, reprendre la main, et choisir avec conscience. Apprendre à utiliser moins, mais mieux. Et rester lucide sur ce que la technologie active... ou éteint en nous.</p>
<p>Parce qu&#39;une IA, quelle que soit sa puissance, ne remplacera jamais notre capacité à discerner ce qui nous élève de ce qui nous dissout.</p>
<p>Et surtout, rester humain dans tout ça.</p>
<p>Et toi, tu sens que tu avances... ou que tu t&#39;oublies dans cette course ? Je serais curieux de lire ce que ça réveille chez toi, si tu as envie de partager.</p>
]]></content:encoded>
            <category>ia</category>
            <enclosure url="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268669846-5e7b8502-771c-4773-9ee7-847895b90c7e_1920x1280.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Obsidian évolue. Et nous, est-ce qu’on sait encore pourquoi on choisit un outil ?]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/obsidian-evolue-et-nous-est-ce-qu-on-sait-encore-pourquoi-on-choisit-un-outil</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/obsidian-evolue-et-nous-est-ce-qu-on-sait-encore-pourquoi-on-choisit-un-outil</guid>
            <pubDate>Mon, 23 Jun 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Quand la prise de notes devient un écho fidèle à notre façon de penser.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/obsidian-evolving-why-we-choose-tools">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p><a href="https://obsidian.md/">Obsidian</a> a lancé &quot;Bases&quot; pour les early access users. L&#39;arrivée des bases de données dans un outil aussi libre qu&#39;Obsidian, et en plus en plugin natif (core plugin), m&#39;a vraiment interpellé.</p>
<p>Avec Bases, nous pouvons transformer n&#39;importe quel ensemble de notes en base de données. Comme Notion, sauf qu&#39;ici, c&#39;est hors-ligne, avec une vraie propriété de nos données et c&#39;est gratuit. Ce n&#39;est pas rien.<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268668636-25c80e42-5d25-4507-8d31-497d6a2f75ee_1920x1300.jpeg" alt="" /> Credit : obsidian</p>
<p>Et si vous venez d&#39;outils comme <a href="https://capacities.io/">Capacities</a>, avec sa logique d&#39;objets, cette évolution ouvre des perspectives intéressantes.</p>
<h2>Une nouvelle façon de penser sa prise de notes</h2>
<p>Car ici, on ne pense plus en dossiers, mais en relations naturelles. On peut lier un objet &quot;Julie&quot; à un livre qu&#39;elle vous a conseillé, et soudain, c&#39;est une scène de vie, pas juste une note isolée. Elle permet de relier facilement des objets entre eux de manière intuitive.</p>
<p>On garde l&#39;esprit de Zettelkasten, ces liens organiques entre idées, mais avec Bases, on y ajoute une couche de structure. Une possibilité de regrouper, filtrer, visualiser les notes comme des objets interconnectés, tout en gardant la liberté du texte. Ce n&#39;est pas une rupture, c&#39;est une extension.</p>
<p>Aujourd&#39;hui, j&#39;utilise <a href="https://bear.app/">Bear</a> pour mes notes. Mais je teste aussi <a href="https://anytype.io/">Anytype</a> et Obsidian (auquel j&#39;essaie de donner un look &quot;à la Bear&quot;, parce que... c&#39;est le genre de système qui fonctionne pour moi).</p>
<p>Avec le temps, j&#39;ai compris que mes besoins en prise de notes ne correspondaient pas toujours aux modèles proposés par les &quot;gourous&quot; du net.</p>
<p>Et ce n&#39;est pas une critique. Juste un constat : la prise de notes est un geste intime. Il y a autant de façons de le faire que d&#39;êtres humains sur notre planète bleue.</p>
<p>Ce genre d&#39;évolution me rappelle aussi qu&#39;il existe tout un écosystème d&#39;outils hors du radar, qui méritent qu&#39;on s&#39;y attarde :</p>
<ul>
<li>Bear (Apple Notes, mais en plus élégant),</li>
<li>Capacities (penser par objets),</li>
<li>Anytype (mon gros coup de cœur, local-first, pair-à-pair, souverain),</li>
<li>et bien sûr, Obsidian, pour sa modularité sans fin.</li>
</ul>
<p>Pas de modèle unique. Juste des outils à apprivoiser, en fonction de nos rythmes, de nos projets, de nos façons de penser.</p>
<p>Et vous, comment faites-vous de vos notes un espace à votre image ? Quel outil vous le permet aujourd&#39;hui ?</p>
]]></content:encoded>
            <category>pkm</category>
            <category>obsidian</category>
            <enclosure url="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268668636-25c80e42-5d25-4507-8d31-497d6a2f75ee_1920x1300.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Et si Substack devenait le WordPress d’il y a 10 ans ?]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/et-si-substack-devenait-le-wordpress-d-il-y-a-10-ans</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/et-si-substack-devenait-le-wordpress-d-il-y-a-10-ans</guid>
            <pubDate>Sun, 22 Jun 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Et si publier était (enfin) redevenu simple ? Ce que Substack m’a fait comprendre après 10 ans sur WordPress.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/what-if-substack-was-old-wordpress">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>J&#39;ai commencé à écrire bien avant l&#39;arrivée des plateformes. Je rêvais de créer une histoire qui deviendrait peut-être un jeu vidéo... ou un roman. Puis j&#39;ai découvert Internet.</p>
<p>Les forums phpBB, Blogger, puis WordPress... À chaque étape, c&#39;était le même moteur : partager, explorer, tisser des liens à travers les mots.</p>
<p>Je me souviens encore des forums &quot;role play&quot;, où l&#39;on écrivait des histoires à plusieurs. Quelqu&#39;un lançait une scène, et les autres la poursuivaient. Un peu comme une partie de Donjons et Dragons, mais à distance. C&#39;était parfait pour l&#39;ado introverti et timide que j&#39;étais mais habité par une envie de raconter par les mots.</p>
<p>J&#39;ai toujours aimé écrire, partager, faire circuler les idées, même dans l&#39;anonymat des débuts.</p>
<p>Cette envie est toujours là. Mais le paysage a changé. Le web, nos usages, nos outils aussi. On parle aujourd&#39;hui de SEO 360, d&#39;intelligence artificielle, de visibilité omnicanale...</p>
<p>Et en gérant mes sites sous WordPress je me suis posé une question simple...</p>
<h2>... Un blog WordPress, est-ce encore pertinent en 2025 ?</h2>
<p>J&#39;adore cette plateforme. Mais il faut bien l&#39;avouer : elle m&#39;a aussi filé quelques cheveux blancs. Plugins, mises à jour, sécurité, lenteurs...</p>
<p>Et surtout : tout ce travail invisible, juste pour que ça marche.</p>
<p>Mais j&#39;ai de plus en plus envie de simplicité. De fluidité.</p>
<p>Depuis quelques semaines, j&#39;explore Substack. Et j&#39;ai cette impression familière... Comme à l&#39;époque où WordPress commençait à remplacer les sites  codés à la main . Personne n&#39;y croyait vraiment. Et pourtant.</p>
<p>Substack, aujourd&#39;hui, me donne un peu cette sensation.</p>
<p>Une plateforme simple, qui fait le lien entre écriture, communauté et diffusion.</p>
<p>On écrit, on clique, c&#39;est publié. Les lecteurs peuvent s&#39;abonner, recevoir les textes par mail, répondre. On n&#39;a pas besoin de se battre avec un builder ou d&#39;attendre qu&#39;un plugin soit mis à jour.</p>
<p>En alternative, il y a Ghost aussi. Je n&#39;ai jamais tenté l&#39;auto-hébergement avec cet outil, donc je ne sais pas comment ça se passe pour la sécurité ou les mises à jour... mais j&#39;aime l&#39;idée d&#39;un outil open source, plus neutre.</p>
<p>Alors je me demande : Est-ce qu&#39;on arrive à une nouvelle transition dans notre façon de publier ?<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268670760-5edd2525-5cc9-4466-b7e9-93bf52933937_1920x949.jpeg" alt="" /></p>
<h2>Et si Substack ouvrait une autre voie ?</h2>
<p>Est-ce que des plateformes comme Substack (car je pense que ce n&#39;est que le début) pourraient devenir de véritables alternatives aux blogs WordPress, surtout pour les entreprises ou les freelances qui ne veulent pas se battre avec la technique ?</p>
<p>Je ne dis pas que Substack est parfait. Le design est rigide, les fonctions SEO restent limitées. Mais en échange, c&#39;est lisible, fluide, humain. Et pour une entreprise qui veut juste partager, pas coder, pas configurer, pas de mise à jour, pas optimiser chaque centimètre de page, ça peut suffire.</p>
<p>L&#39;essentiel est là : publier simplement. Créer du lien. Et même, si on le souhaite, proposer des articles à valeur ajoutée, en échange d&#39;une contribution comme sur Patreon et Tipeee. Un moyen de construire une présence juste, authentique et crédible, sans être prisonnier d&#39;un algorithme.</p>
<p>Alors non, je ne pense pas que ce soit la fin de WordPress.</p>
<p>Mais peut-être un tournant.</p>
<p>L&#39;émergence d&#39;une nouvelle voie, moins technique, plus directe, et comme toute bonne concurrence, un moyen pour nous, créateurs, de choisir ce qui nous ressemble vraiment et d&#39;avoir les meilleurs outils à notre disposition.</p>
<h2>Explorer autrement, sans renier ce qui nous a portés</h2>
<p>Cela fait un moment que je voulais reprendre l&#39;écriture. Mais le perfectionniste en moi murmurait : &quot;Tu recommenceras quand tu auras refait ton blog.&quot;</p>
<p>Et puis, il y a eu la fonctionnalité Articles de <a href="https://twigg.social/">Twigg</a>, un espace minimaliste où l&#39;on peut être vrai, partager des idées telles qu&#39;elles sont, pas telles qu&#39;elles &quot;devraient être&quot; ainsi que Substack.</p>
<p>Alors j&#39;ai relancé l&#39;élan. Et ça fait sacrément du bien.</p>
<p>Où j&#39;en suis aujourd&#39;hui ? J&#39;ai envie de faire cohabiter les deux.</p>
<p>Substack, pour publier des articles de fond, que ce soit pour moi ou pour une prochaine aventure collective.</p>
<p>Et WordPress, pour construire un lieu plus personnel, plus lent, plus libre. Un espace sans enjeu, presque intime. Comme un cocon.</p>
<p>L&#39;un n&#39;écrase pas l&#39;autre. Ils se complètent peut-être, selon ce qu&#39;on veut transmettre, et comment on veut le faire.</p>
<p>Je n&#39;ai pas de vérité à asséner. Juste un sentiment. Celui que quelque chose est en train de bouger. Et que, peut-être, c&#39;est le bon moment pour explorer autrement.</p>
<p>Et vous ? Vous avez déjà envisagé de passer à Substack pour votre blog ? Ou tenté Ghost ?</p>
]]></content:encoded>
            <category>wordpress</category>
            <category>substack</category>
            <category>ghost</category>
            <category>blogging</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Et si “peaufiner” devenait une excuse ?]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/et-si-peaufiner-devenait-une-excuse</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/et-si-peaufiner-devenait-une-excuse</guid>
            <pubDate>Fri, 20 Jun 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Quand “peaufiner” devient une fuite : apprendre à avancer sans avoir toutes les réponses.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/what-if-refining-was-just-an-excuse">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Parfois, le cerveau bloque.</p>
<p>Je suis en train de créer un document pour ma nouvelle équipe. L&#39;objectif : présenter nos services à des clients.</p>
<p>Mais face à ma note, tout se mélange : ce qu&#39;il faut dire, ce qu&#39;il faudrait éviter, ce qui serait &quot;utile&quot;... ou pas.</p>
<h2>L&#39;inconnu.</h2>
<p>Ce flou étrange dans lequel il faut quand même avancer, même quand on n&#39;a pas toutes les réponses.</p>
<p>Alors on bloque. On remet à demain. En espérant que l&#39;idée viendra &quot;plus tard&quot;, toute faite, toute claire. Mais souvent, on reste au même point.</p>
<p>Et on se met à peaufiner des détails... Pas pour clarifier. Mais pour retarder. Des détails qui nous rassurent. Parce qu&#39;en vérité, on a peur de se montrer.</p>
<h2>Mais mieux vaut fait que parfait.</h2>
<p>Je n&#39;ai pas toujours confiance en moi à 100%. Mais j&#39;ai décidé d&#39;y aller quand même.</p>
<p>D&#39;apprendre en marchant. De poser les planches du pont pendant que je le traverse. D&#39;écrire même si ce n&#39;est pas parfait. De construire tout en découvrant.</p>
<p>Parce que c&#39;est souvent comme ça qu&#39;on apprend le plus : En faisant. En osant. En se surprenant.</p>
<p>Et en me retournant, je vois que j&#39;ai toujours su faire face à l&#39;adversité. Pas parce que j&#39;étais prêt. Mais parce que j&#39;ai avancé malgré tout.</p>
<p>Et même si j&#39;ai encore du mal à le reconnaître, je sais que j&#39;ai des compétences multidisciplinaires solides. Des fondations assez stables pour affronter l&#39;inconnu, même s&#39;il me fait peur.<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268671111-df9602bc-1043-4459-b88f-0250f7750ec1_1024x1024.jpeg" alt="" /></p>
<p><strong>Le journaling m&#39;aide à m&#39;en souvenir.</strong> Chaque jour, j&#39;y dépose mes pensées, mes doutes, mes petits progrès. Et au fil du temps, j&#39;ai remarqué quelque chose : Quand je commence à peaufiner sans fin... C&#39;est souvent le signal qu&#39;il est temps de finir.</p>
<p>De passer à la suite.</p>
<p>Et vous ? Qu&#39;est-ce qui vous aide à avancer quand vous ne vous sentez pas prêt ?</p>
]]></content:encoded>
            <category>confiance en soi</category>
            <category>journaling</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Le design « Liquid Glass »… La fin annoncée du smartphone tel qu’on le connaît ?]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/le-design-liquid-glass-la-fin-annoncee-du-smartphone-tel-qu-on-le-connait</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/le-design-liquid-glass-la-fin-annoncee-du-smartphone-tel-qu-on-le-connait</guid>
            <pubDate>Fri, 20 Jun 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Et si ce flou n’était pas une erreur… mais une façon de nouer le contact avec demain ?]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/liquid-glass-design-beginning-end-smartphone">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p>Depuis la dernière WWDC, les critiques sur le nouveau design d&#39;iOS 26 se multiplient.</p>
<p>Certains parlent de flou excessif, d&#39;éléments trop brillants, d&#39;un manque d&#39;accessibilité. Et il faut l&#39;admettre : oui, la première impression est étrange. Un peu trop lisse, presque irréelle.</p>
<p>Mais je me demande...</p>
<p>Et si ce design ne s&#39;adressait pas à nos usages d&#39;aujourd&#39;hui, mais à ceux de demain ?</p>
<p>Depuis quelques jours, je n&#39;arrête pas d&#39;y penser. Cette interface &quot;Liquid Glass&quot;, aux reflets translucides et aux bordures effacées, me donne l&#39;impression qu&#39;Apple prépare quelque chose. Pas seulement une mise à jour esthétique.</p>
<p>Une transition.</p>
<p>Un glissement progressif vers un futur... où le smartphone ne sera plus l&#39;objet central.<br><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268670437-e8866683-7d62-4c44-adaf-f1c435989be5_1920x1078.jpeg" alt="" /></p>
<h2>Le smartphone, un objet bientôt dépassé ?</h2>
<p>On s&#39;attache à nos habitudes. À ces écrans qu&#39;on connaît par cœur, à ces gestes devenus réflexes.</p>
<p>Mais qui nous dit que tout cela restera encore pertinent dans 5 ou 10 ans ?</p>
<p>Et si notre téléphone, tel qu&#39;on le connaît, devenait ce que sont aujourd&#39;hui les téléphones pour les seniors : des objets conçus pour une certaine génération, pensés pour l&#39;ergonomie plus que pour l&#39;innovation et les besoins de demain ? Nos besoins.</p>
<p>Ce battage autour du design me rappelle une autre époque... Celle du BlackBerry et des claviers physiques.</p>
<p>À l&#39;époque, tout le monde riait de l&#39;iPhone. Pas de clavier physique ? Trop fragile, trop tactile, pas sérieux. Et puis... On connaît la suite.</p>
<h2>Un OS pensé pour un monde  sans écran  ?</h2>
<p>Je me demande si Apple ne prépare pas déjà l&#39;après-smartphone.</p>
<p>Un système pensé pour les lunettes, les montres, les objets qu&#39;on ne touche plus.</p>
<p>Un OS dont l&#39;élégance ne serait plus au service du tactile, mais du regard, du geste, de l&#39;immersion augmentée.</p>
<p>Ce design &quot;Liquid&quot;, c&#39;est peut-être une interface fluide pour un monde sans surface.</p>
<p>Un monde où l&#39;écran s&#39;efface... mais l&#39;information reste présente.</p>
<p>Et si, dans quelques années, nous n&#39;ouvrions plus notre téléphone... parce qu&#39;il ne serait plus nécessaire ?</p>
<p>Il serait là, quelque part, dans la poche. Juste un relais de puissance. L&#39;écran principal, lui, serait devant nos yeux. Flottant. Ambiant. Partout.</p>
<h2>Résister au flou... ou apprendre à nager ?</h2>
<p>Je ne dis pas que j&#39;aime tout dans cette version bêta. Je trouve certaines règles en design trop bafouées, certains contrastes pas encore au point. Mais j&#39;ai l&#39;intuition que ce n&#39;est pas vraiment là que tout se joue.</p>
<p>Et si Apple avait volontairement exposé cette transition au plus grand nombre, dès la bêta, pour amorcer le débat... et co-construire avec ses utilisateurs l&#39;interface de demain ? En osant forcer le trait maintenant, pour mieux ajuster ensuite ?</p>
<p>Peut-être que le vrai sujet, ce n&#39;est pas l&#39;interface. C&#39;est notre résistance. Notre difficulté à lâcher le connu.</p>
<p>Cette petite peur, douce mais tenace : celle de devenir les &quot;vieux&quot; du numérique, ceux qui ne comprennent plus vraiment ce qui arrive, ceux qui disent &quot;c&#39;était mieux avant&quot;.</p>
<p>Et si ce design nous mettait simplement face à ça : le smartphone vit peut-être ses dernières années de règne.</p>
<p>Je n&#39;ai pas de conclusion tranchée. Juste ce questionnement qui flotte en moi depuis quelques jours.</p>
<p>Mais cette intuition qui revient : Apple ne fait jamais rien sans dessein.</p>
<p>L&#39;entreprise n&#39;est pas sans défauts, évidemment. Mais à chaque lancement (iPad, Apple Watch, AirPods...), une petite musique revient toujours : &quot;Ce n&#39;est pas la bonne direction.&quot; Et pourtant... le monde finit souvent par suivre.</p>
<p>Vision Pro n&#39;échappe pas à la règle. Certains disaient que rien n&#39;allait suivre. Mais pendant ce temps, Samsung, Google, Vivo, tous avancent dans la même direction. Avec un design proche de ce qu&#39;a fait la marque à la pomme. Comme quoi...</p>
<p>Et si ce nouveau design n&#39;était pas une erreur... mais une ouverture vers un autre rapport au numérique, plus dématérialisé, plus ambiant, plus éthéré ?</p>
<p>Peut-être qu&#39;on est en train de passer d&#39;un monde où l&#39;on tapote un écran, à un monde où l&#39;on effleure l&#39;information comme une lumière.</p>
<p>Moins visible. Mais toujours là.</p>
<h2>Et vous ?</h2>
<p>Est-ce que vous ressentez aussi cette bascule ? Vous projetez comment l&#39;avenir du smartphone ? Est-ce qu&#39;on est prêts à laisser le tactile... pour quelque chose de plus invisible ?</p>
]]></content:encoded>
            <category>design</category>
            <category>xr</category>
            <category>liquid glass</category>
            <category>apple</category>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Astuce : un "Tweetdeck" DIY avec split screen + workspaces de Vivaldi]]></title>
            <link>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/astuce-un-tweetdeck-diy-avec-split-screen-workspaces-de-vivaldi</link>
            <guid>https://kevinbarbier.writizzy.blog/p/astuce-un-tweetdeck-diy-avec-split-screen-workspaces-de-vivaldi</guid>
            <pubDate>Tue, 03 Jun 2025 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[J’aimais beaucoup Tweetdeck à l’époque. Quand je suis revenu, il fallait payer. En cherchant une alternative, j’ai découvert que la solution était déjà là, sous mes yeux.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://writizzy.b-cdn.net/blogs/4e8d76b4-8b60-439d-a34c-32d29ec0814d/media/1776268671445-252747dd-06d6-4e00-bbae-5a62d07a60c2_1920x1135.jpeg" alt="" /></p>
<p><a href="https://kevinbarbier.substack.com/p/diy-tweetdeck-vivaldi-split-screen-workspaces">🇬🇧 Article in english</a></p>
<p><strong>Petit hack du jour : recréer un genre de Tweetdeck maison.</strong></p>
<p>Je viens d&#39;utiliser la fonction split screen du navigateur Vivaldi pour mes besoins. Un détail, peut-être... mais dans l&#39;usage, c&#39;est vraiment sympa à utiliser au quotidien.</p>
<p>J&#39;ai ouvert trois listes Twitter côte à côte, dans un seul onglet : Design, 3D, Artistes. Résultat : un espace de veille visuelle qui me ressemble, fluide, sans distractions.</p>
<p>Combiné aux espaces de travail, c&#39;est comme avoir une petite salle de contrôle personnelle, que je peux adapter selon mes besoins, que vous soyez sur X ou sur Bluesky. Vous pouvez créer un espace de travail par groupe de listes, et passer de l&#39;un à l&#39;autre sans perdre le fil.</p>
<p>Autre astuce : Vivaldi permet de recharger automatiquement les pages toutes les X minutes. Et si jamais tout se ferme, vous pouvez sauvegarder vos sessions pour tout retrouver comme avant, sans recommencer de zéro.</p>
<p>Ce genre de micro-découverte me rappelle que parfois, ce n&#39;est pas l&#39;outil qui fait la différence, mais l&#39;angle avec lequel on l&#39;aborde.</p>
<p>Je passe pas mal de temps sur Vivaldi, mais aussi sur Zen Browser (basé sur le code source de Mozilla Firefox, utilisant le moteur de rendu Gecko). On peut faire la même chose sur Zen, mais à chaque fermeture, les colonnes ne restent pas toujours en place. À tester si ça te pose problème ou pas.</p>
<p>Et toi, tu as déjà détourné un outil pour l&#39;adapter à ton propre rythme ?</p>
<p>Et est-ce que ça t&#39;intéresserait que je partage aussi les apps que j&#39;utilise au quotidien sur mon Mac, iPhone et iPad ? N&#39;hésites pas à me le dire !</p>
]]></content:encoded>
            <category>vivaldi browser</category>
            <category>astuces</category>
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        </item>
    </channel>
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